Non, je ne parlerai pas du monde. Stone ou non, je n’ai pas envie de débattre cette fois-ci sur ce point précis (ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas d’opinion sur ce fait...)
Non, je prendrai cette chanson pour une de ses phrases très connue : j’voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte,....
Je suis moi-même stone, mais je voudrais aussi seulement dormir.
lundi 30 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
Vue du ciel
Me voilà à nouveau confronté au départ, à la disparition, à la mort pour être précis.
Depuis que j’ai commencé ce blog, je l’avoue il y a quelques temps maintenant, j’ai connu des disparitions. Touchantes ou plus lointaines.
Mais toujours, je ressors mes théories, ma propre croyance et religion.
Et, j’essaie de partager cela avec les personnes de mon entourage, pour à la fois me convaincre et aussi réconforter les gens.
Pour moi, il y a un après. Nous existons, sous une autre forme, dans l’au-delà. Nous ne sommes pas des anges (cela se saurait), mais bien des esprits. Et, si le lien affectif est assez fort, une interaction est encore possible. Non, pas comme dans Poltergeist ou d’autres films d’horreur, ni comme dans Ghost (quoi que, c’est assez proche). Mais par la pensée, par des aides, par le fait de ‘sentir’ la personne disparue.
J’ai personnellement vécu cela dans ma jeunesse. Quand mon grand-père est décédé, je n’ai pas été trop affecté (j’étais jeune et ma foi pas tellement proche de lui). Mais très vite j’ai senti sa présence et l’aide qu’il m’apportait.
A certaines occasions, je trouvais que j’avais eu pas mal de chance (en évitant de tomber, en retrouvant un objet,...) et sans le vouloir, j’avais mon grand-père en tête, et l’intime conviction qu’il y était pour quelque chose.
Et j’ai vécu de la sorte pendant des années, sachant qu’il était là et me protégeait, me guidait et m’aidait.
Puis, un jour, j’ai ressenti le fait qu’il n’était plus là.
J’ai parfois encore ce sentiment, mais avec ma tante. Pas une aide constante, ni une présence. Mais de temps en temps un ressenti qui me fait dire qu’elle est dans le coin.
Sans être jugé, sans que cela me gène dans ma vie quotidienne, juste le ressenti rassurant.
Je crois aux anges, je crois à la réincarnation et aussi aux âmes. Est-ce que je crois aux démons... oui (j’en connais un).
Donc, pour en revenir au sujet, quand une personne disparait, je suis bien sur affecté, triste,... Mais pour moi ce n’est pas une fin. Et je ne dirai jamais « adieu », mais « au revoir ». Bien sur, on ne saura plus appeler la personne pour demander une recette de cuisine, ou passer la voir pour manger un bout. Mais elle est encore là.
Je ne sais plus qui à dit : « les gens ne meurent vraiment que quand on les a oubliés ».
Je peux aussi me poser des questions, et m’analyser. Est-ce qu’en fait, le fait de croire en l’au-delà, n’est-ce pas simplement une ruse de ma part pour me rassurer sur la mort ? N’est-ce pas un déni ?
Je ne sais pas, peut-être. Cela me rassure et m’apaise. Et franchement, on profite bien mieux de la vie quand on n’a pas peur de la fin.
Ok, je ne veux pas rentrer ici dans le débat de la souffrance. Vieillir, ok, mais dans quelles conditions ? J’aimerais vivre longtemps, pour encore faire et découvrir un maximum de choses. Mais je n’ai pas envie de passer mes dernières années cloué sur un lit ou ne me souvenant pas de ma vie.
Là c’est Brel qui disait (dans une chanson) : « Mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir ».
Alors, profitons un maximum de la vie. Profitons aussi de tous ceux qui sont près de nous. Si on a le temps de dire au revoir, il faut le faire ! ne surtout pas laisser de choses en suspend ou des non-dit quand la personne part, cela ne donne que des regrets.
Et puis, quand la personne est partie, penser à elle (pas trop quand même hein, sinon son âme ne peut pas s’élever... mais ce sera un autre débat).
Et comme le disait le philosophe François Valéry : « aimons-nous vivants ». tant qu’à faire, c’est mieux.
Vue du ciel, Zazie, 2007
Depuis que j’ai commencé ce blog, je l’avoue il y a quelques temps maintenant, j’ai connu des disparitions. Touchantes ou plus lointaines.
Mais toujours, je ressors mes théories, ma propre croyance et religion.
Et, j’essaie de partager cela avec les personnes de mon entourage, pour à la fois me convaincre et aussi réconforter les gens.
Pour moi, il y a un après. Nous existons, sous une autre forme, dans l’au-delà. Nous ne sommes pas des anges (cela se saurait), mais bien des esprits. Et, si le lien affectif est assez fort, une interaction est encore possible. Non, pas comme dans Poltergeist ou d’autres films d’horreur, ni comme dans Ghost (quoi que, c’est assez proche). Mais par la pensée, par des aides, par le fait de ‘sentir’ la personne disparue.
J’ai personnellement vécu cela dans ma jeunesse. Quand mon grand-père est décédé, je n’ai pas été trop affecté (j’étais jeune et ma foi pas tellement proche de lui). Mais très vite j’ai senti sa présence et l’aide qu’il m’apportait.
A certaines occasions, je trouvais que j’avais eu pas mal de chance (en évitant de tomber, en retrouvant un objet,...) et sans le vouloir, j’avais mon grand-père en tête, et l’intime conviction qu’il y était pour quelque chose.
Et j’ai vécu de la sorte pendant des années, sachant qu’il était là et me protégeait, me guidait et m’aidait.
Puis, un jour, j’ai ressenti le fait qu’il n’était plus là.
J’ai parfois encore ce sentiment, mais avec ma tante. Pas une aide constante, ni une présence. Mais de temps en temps un ressenti qui me fait dire qu’elle est dans le coin.
Sans être jugé, sans que cela me gène dans ma vie quotidienne, juste le ressenti rassurant.
Je crois aux anges, je crois à la réincarnation et aussi aux âmes. Est-ce que je crois aux démons... oui (j’en connais un).
Donc, pour en revenir au sujet, quand une personne disparait, je suis bien sur affecté, triste,... Mais pour moi ce n’est pas une fin. Et je ne dirai jamais « adieu », mais « au revoir ». Bien sur, on ne saura plus appeler la personne pour demander une recette de cuisine, ou passer la voir pour manger un bout. Mais elle est encore là.
Je ne sais plus qui à dit : « les gens ne meurent vraiment que quand on les a oubliés ».
Je peux aussi me poser des questions, et m’analyser. Est-ce qu’en fait, le fait de croire en l’au-delà, n’est-ce pas simplement une ruse de ma part pour me rassurer sur la mort ? N’est-ce pas un déni ?
Je ne sais pas, peut-être. Cela me rassure et m’apaise. Et franchement, on profite bien mieux de la vie quand on n’a pas peur de la fin.
Ok, je ne veux pas rentrer ici dans le débat de la souffrance. Vieillir, ok, mais dans quelles conditions ? J’aimerais vivre longtemps, pour encore faire et découvrir un maximum de choses. Mais je n’ai pas envie de passer mes dernières années cloué sur un lit ou ne me souvenant pas de ma vie.
Là c’est Brel qui disait (dans une chanson) : « Mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir ».
Alors, profitons un maximum de la vie. Profitons aussi de tous ceux qui sont près de nous. Si on a le temps de dire au revoir, il faut le faire ! ne surtout pas laisser de choses en suspend ou des non-dit quand la personne part, cela ne donne que des regrets.
Et puis, quand la personne est partie, penser à elle (pas trop quand même hein, sinon son âme ne peut pas s’élever... mais ce sera un autre débat).
Et comme le disait le philosophe François Valéry : « aimons-nous vivants ». tant qu’à faire, c’est mieux.
Vue du ciel, Zazie, 2007
mercredi 18 novembre 2009
Il faut tourner la page
« Changer de paysage, le pied sur une berge vierge ». Ho que oui, ce serait tellement bien de pouvoir parfois tourner une page et recommencer, sur une terre vierge. Une terre où l’on n’est pas connu, une terre sur laquelle on peut se lancer sans aprioris et surtout où l’on peu oser.
Mais, est-il possible de faire cela ?
Est-ce que la page ne fait pas toujours partie d’un ensemble ? Le livre de la vie ?
Tourner une page, est-ce commencer un nouveau chapitre ?
D’ici quelques semaines, je tournerai une page de près de 10 ans. 10 ans de travail dans le même service, avec les mêmes collègues. Ce ne fut pas répétitif, non. On a eu de bons et de moins bons managers. Belges, Hollandais,...
Je dois bien avouer qu’au début, ce fut mieux qu’à la fin. Mais n’est-ce pas comme cela un peu partout ?
J’ai connu une boîte très sympa, une véritable ambiance.
Pas seulement grâce aux drink que nous faisions régulièrement (décidément, vous allez penser que je suis un alcoolique notoire !) mais surtout par la véritable ambiance sur le plateau. On se faisait des blagues, des cadeaux, des surprises,....
On se connaissait bien et on s’aidait.
Et puis il y a eu les premières crises dans la boîte, la crise de direction surtout. Quand nous n’étions plus des employés, mais des chiffres. On coute cher, il faut faire partir les externes,.... bref, il faut que l’on rapporte des sous aux actionnaires, même si en interne on ressent cela comme une négligence. Les premiers collègues partent, l’ambiance se dégrade.
Puis, on fusionne avec d’autres pays, et là, ce sont tous les managers qui deviennent hollandais.
Je n’ai rien personnellement contre les hollandais, ni contre les Pays-Bas (j’y vais régulièrement et l’entend bien avec eux), mais dans le boulot, cela n’allait pas. Les belges et les hollandais ont quand même des idées fort différentes dans la gestion, dans le management.
Alors, quand une équipe entière de belge es dirigées par une colonne entière de hollandais, cela ne va pas. Et le clash est là.
Chacun travail dans son coin, on ne collabore pas. Et encore des collègues qui partent.
Puis tout s’accélère, problème avec la boîte, problème de gestion e rachat.
Là, on est devenu français. Pour le moment, pas encore de changement, mais on attend que les managers arrivent.
Bref, tout cela fait qu’après de très bons moments, un travail très intéressant, ben il faut tourner la page.
Il faut surtout pouvoir écrire le point final sur la page en cours, pour tourner et commencer sur une nouvelle page un nouveau chapitre.
Et le point final est tout aussi difficile que le « tournage » de page.
Mais une fois cela fait, que cela fait du bien !
Je vous tiendrai au courant, l’année prochaine, si le nouveau chapitre est aussi passionnant.
Il faut tourner la page, Claude Nougaro, 1987
Mais, est-il possible de faire cela ?
Est-ce que la page ne fait pas toujours partie d’un ensemble ? Le livre de la vie ?
Tourner une page, est-ce commencer un nouveau chapitre ?
D’ici quelques semaines, je tournerai une page de près de 10 ans. 10 ans de travail dans le même service, avec les mêmes collègues. Ce ne fut pas répétitif, non. On a eu de bons et de moins bons managers. Belges, Hollandais,...
Je dois bien avouer qu’au début, ce fut mieux qu’à la fin. Mais n’est-ce pas comme cela un peu partout ?
J’ai connu une boîte très sympa, une véritable ambiance.
Pas seulement grâce aux drink que nous faisions régulièrement (décidément, vous allez penser que je suis un alcoolique notoire !) mais surtout par la véritable ambiance sur le plateau. On se faisait des blagues, des cadeaux, des surprises,....
On se connaissait bien et on s’aidait.
Et puis il y a eu les premières crises dans la boîte, la crise de direction surtout. Quand nous n’étions plus des employés, mais des chiffres. On coute cher, il faut faire partir les externes,.... bref, il faut que l’on rapporte des sous aux actionnaires, même si en interne on ressent cela comme une négligence. Les premiers collègues partent, l’ambiance se dégrade.
Puis, on fusionne avec d’autres pays, et là, ce sont tous les managers qui deviennent hollandais.
Je n’ai rien personnellement contre les hollandais, ni contre les Pays-Bas (j’y vais régulièrement et l’entend bien avec eux), mais dans le boulot, cela n’allait pas. Les belges et les hollandais ont quand même des idées fort différentes dans la gestion, dans le management.
Alors, quand une équipe entière de belge es dirigées par une colonne entière de hollandais, cela ne va pas. Et le clash est là.
Chacun travail dans son coin, on ne collabore pas. Et encore des collègues qui partent.
Puis tout s’accélère, problème avec la boîte, problème de gestion e rachat.
Là, on est devenu français. Pour le moment, pas encore de changement, mais on attend que les managers arrivent.
Bref, tout cela fait qu’après de très bons moments, un travail très intéressant, ben il faut tourner la page.
Il faut surtout pouvoir écrire le point final sur la page en cours, pour tourner et commencer sur une nouvelle page un nouveau chapitre.
Et le point final est tout aussi difficile que le « tournage » de page.
Mais une fois cela fait, que cela fait du bien !
Je vous tiendrai au courant, l’année prochaine, si le nouveau chapitre est aussi passionnant.
Il faut tourner la page, Claude Nougaro, 1987
Tient! un blog...
Tient ! j’avais un blog moi...
J’avais oublié ça. Bah, comme tant d’autres chose que j’ai du laisser sur la toile, et que j’ai oublié. Mon nom doit trainer dans des sites de poésies, dans des commentaires de site de programmations,....
Je devrais un jour chercher par Google tient ! mais est-ce que je veux vraiment retrouvé tout ce que j’ai fait ? heu.... ok, il vaut mieux ne pas répondre.
Même si j’assume tout ce que j’ai fait, je dirais que le passé est passé (sinon, on appellerait peut-être « le passé » « le futur », non ? si ce qui est passé s’appelle de la sorte, y’a bien une raison).
Bon, ben maintenant que j’ai retrouvé ce blog, y’a plus qu’à....
Je vais essayer d’en faire un blog perso. De parler un peu plus de mes passions : poésies, écriture, peinture, sculpture et bien sur l’art dramatique ! je vais mettre certainement en ligne des photos des répétitions du spectacle « décrocher la lune » de Franco Dragone.
Et puis, le prochain truc sympa, ce sera la représentation de scènes du « Père Noël est une ordure »..... tient... ; mais pourquoi je fait le trav ??? bah, on va dire aussi qu’un moment donné, ce sera du passé.
J’avais oublié ça. Bah, comme tant d’autres chose que j’ai du laisser sur la toile, et que j’ai oublié. Mon nom doit trainer dans des sites de poésies, dans des commentaires de site de programmations,....
Je devrais un jour chercher par Google tient ! mais est-ce que je veux vraiment retrouvé tout ce que j’ai fait ? heu.... ok, il vaut mieux ne pas répondre.
Même si j’assume tout ce que j’ai fait, je dirais que le passé est passé (sinon, on appellerait peut-être « le passé » « le futur », non ? si ce qui est passé s’appelle de la sorte, y’a bien une raison).
Bon, ben maintenant que j’ai retrouvé ce blog, y’a plus qu’à....
Je vais essayer d’en faire un blog perso. De parler un peu plus de mes passions : poésies, écriture, peinture, sculpture et bien sur l’art dramatique ! je vais mettre certainement en ligne des photos des répétitions du spectacle « décrocher la lune » de Franco Dragone.
Et puis, le prochain truc sympa, ce sera la représentation de scènes du « Père Noël est une ordure »..... tient... ; mais pourquoi je fait le trav ??? bah, on va dire aussi qu’un moment donné, ce sera du passé.
jeudi 16 octobre 2008
Il suffirait de presque rien
Il suffirait de presque rien, peut-être dix années de moins....
Pourquoi, pourquoi se limiter comme cela aux années. Je suis trop vieux pour... tu es trop jeune pour...
Non.
Bien sur, restons dans les lois. Je suis contre la consommation d’alcool au moins de ...8 ans, tout comme le free-style n’est peut-être plus trop indiqué pour le 4e âge.
Mais ou sinon, a-t-on l’âge de ses artères ou de son cerveau ?
Est-on vieux à 30, 40 ou 50 ans ? Il faut peut-être aussi voir qui nous regarde... un enfant de 10 ans trouvera qu’une personne de 25 ans est vieille !
Alors qu’une personne de 50 ans trouvera une personne de 70 encore jeune (et certainement trop jeune pour mourir).
Complexe tout cela....
Et par-dessus tout : est-ce que l’âge nous empêche de faire ce que l’on veut ?
Ok, je n’ai plus droit à la réduction enfant à Walibi, je ne peux plus prendre de menu enfant dans les restos. Mais je ne peux pas encore avoir le prix sénior pour entrez au musé Grévin ou au Louvre (tient... pourquoi j’associe les enfants à Walibi/resto et les personnes plus mûres aux musées ? à creuser...)
Je suis entre deux âges.... l’enfance et le 3 ou 4e âge.
Cette notion aussi de numéroter les âges... avant, une personne « âgée » était vieille et dans le 3e âge.
Depuis, puisque toutes ces personnes ont encore des activités et ne sont pas toute grabataires dans des homes, on a créé le 4e âge, pour là vraiment mettre les gens « vieux ».
Et puis vous avez un Roger Hanin, qui à 83 ans va décider d’arrêter Navarro... Il est encore en pleine forme, il a des projets, pourtant c’est un « vieux ».
Je ne sais pas si cette question m’obsède, si cette question me pose problème. On me dit souvent que je ne fait pas mon âge (merci L’Oréal et les gènes de mes parents). Et donc, je passe assez bien dans des populations plus jeunes que moi.
Là, j’ai repris des cours d’art dramatique. La plus jeune de la classe : 13 ans, la moyenne est dans les 15 ou 16 ans, suit un gars de 22 et la prof... (dans la trentaine, soyons courtois et ne dévoilons pas l’âge d’une demoiselle). Et en fin de liste, en fin de parcours (en fin de vie ??), j’arrive me voilà, avec mes 38 balais.
Est-ce que les élèves me regardent comme un papy ? J’en sais rien. Est-ce que je les prends pour des enfants ?? Non !!
Bien sur, il y a une différence d’éducation, de culture ou de connaissance générale. Si je parle de Rock Voisine, on me regarde avec des grands yeux comme si je parlais d’un illustre inconnu (qui en fait, pour eux EST un illustre inconnu).
Et bien, je me rends compte qu’a force de dire qu’il n’y a pas de différence, que l’âge ne joue pas, etc.... en fait je n’arrête pas d’en parler.
Mais bon, surtout, il suffit d’un rien pour changer votre vie actuelle. Vous êtes jeune et vous voulez écrire un bouquin : faites-le ! Vous êtes vieux (je ne mettrai pas de tranches d’âges pour définir ce terme) et vous avez envie de faire l’école du cirque : faites-le.
Il faut juste se préparer à ce que l’on veut. Si votre roman sort et que vous êtes invité chez PPDA ou Pivot, essayez au moins d’avoir la permission de 10h de vos parents. Si vous êtes en équilibre sur une balle avec 4 personnes sur vos bras qui font une pyramide, soyez certain d'avoir encore le col du fémur assez solide !
Une fois cela en tête, une fois le fait qu’on à surtout l’âge que l’on veut (encore mieux : on a pas d’âge). Et bien, avec ces bases là, le monde est à vous !
Oui, il suffit d’un rien pour être heureux.
---
Il suffirait de presque rien, Serge Reggiani, 1968
Pourquoi, pourquoi se limiter comme cela aux années. Je suis trop vieux pour... tu es trop jeune pour...
Non.
Bien sur, restons dans les lois. Je suis contre la consommation d’alcool au moins de ...8 ans, tout comme le free-style n’est peut-être plus trop indiqué pour le 4e âge.
Mais ou sinon, a-t-on l’âge de ses artères ou de son cerveau ?
Est-on vieux à 30, 40 ou 50 ans ? Il faut peut-être aussi voir qui nous regarde... un enfant de 10 ans trouvera qu’une personne de 25 ans est vieille !
Alors qu’une personne de 50 ans trouvera une personne de 70 encore jeune (et certainement trop jeune pour mourir).
Complexe tout cela....
Et par-dessus tout : est-ce que l’âge nous empêche de faire ce que l’on veut ?
Ok, je n’ai plus droit à la réduction enfant à Walibi, je ne peux plus prendre de menu enfant dans les restos. Mais je ne peux pas encore avoir le prix sénior pour entrez au musé Grévin ou au Louvre (tient... pourquoi j’associe les enfants à Walibi/resto et les personnes plus mûres aux musées ? à creuser...)
Je suis entre deux âges.... l’enfance et le 3 ou 4e âge.
Cette notion aussi de numéroter les âges... avant, une personne « âgée » était vieille et dans le 3e âge.
Depuis, puisque toutes ces personnes ont encore des activités et ne sont pas toute grabataires dans des homes, on a créé le 4e âge, pour là vraiment mettre les gens « vieux ».
Et puis vous avez un Roger Hanin, qui à 83 ans va décider d’arrêter Navarro... Il est encore en pleine forme, il a des projets, pourtant c’est un « vieux ».
Je ne sais pas si cette question m’obsède, si cette question me pose problème. On me dit souvent que je ne fait pas mon âge (merci L’Oréal et les gènes de mes parents). Et donc, je passe assez bien dans des populations plus jeunes que moi.
Là, j’ai repris des cours d’art dramatique. La plus jeune de la classe : 13 ans, la moyenne est dans les 15 ou 16 ans, suit un gars de 22 et la prof... (dans la trentaine, soyons courtois et ne dévoilons pas l’âge d’une demoiselle). Et en fin de liste, en fin de parcours (en fin de vie ??), j’arrive me voilà, avec mes 38 balais.
Est-ce que les élèves me regardent comme un papy ? J’en sais rien. Est-ce que je les prends pour des enfants ?? Non !!
Bien sur, il y a une différence d’éducation, de culture ou de connaissance générale. Si je parle de Rock Voisine, on me regarde avec des grands yeux comme si je parlais d’un illustre inconnu (qui en fait, pour eux EST un illustre inconnu).
Et bien, je me rends compte qu’a force de dire qu’il n’y a pas de différence, que l’âge ne joue pas, etc.... en fait je n’arrête pas d’en parler.
Mais bon, surtout, il suffit d’un rien pour changer votre vie actuelle. Vous êtes jeune et vous voulez écrire un bouquin : faites-le ! Vous êtes vieux (je ne mettrai pas de tranches d’âges pour définir ce terme) et vous avez envie de faire l’école du cirque : faites-le.
Il faut juste se préparer à ce que l’on veut. Si votre roman sort et que vous êtes invité chez PPDA ou Pivot, essayez au moins d’avoir la permission de 10h de vos parents. Si vous êtes en équilibre sur une balle avec 4 personnes sur vos bras qui font une pyramide, soyez certain d'avoir encore le col du fémur assez solide !
Une fois cela en tête, une fois le fait qu’on à surtout l’âge que l’on veut (encore mieux : on a pas d’âge). Et bien, avec ces bases là, le monde est à vous !
Oui, il suffit d’un rien pour être heureux.
---
Il suffirait de presque rien, Serge Reggiani, 1968
mardi 16 septembre 2008
Du côté de chez Swan
Ha, la nostalgie....
Simone Signoret disait qu’elle n’était plus ce qu’elle était, pourtant c’est tellement bon. Et personnellement elle est toujours ce qu’elle est pour moi : un mélange de bonheur et de sensation étrange.
Je me suis retrouvé, la semaine passée, dans un endroit où je n’avais plus mis les pieds depuis plusieurs années. Rien de bien particulier, un simple centre commercial. J’avais une heure à tuer avant une conférence, et je suis retourné dans un coin de la ville oublié depuis quelques temps.
Rien n’a bien changé, ce ne sont que de petites touches. Un peu comme si on avait vu un tableau il y a 5 ans, et que depuis le peintre à juste fait quelques modifications, quelques touches ajoutées ci et là.
Voilà, c’est la même chose, mais en différents. Le centre commercial était bien sur encore le même, mais les magasins n’étaient plus tous les mêmes. Ce sont eux les petites touches.
Je me suis donc trouvé une place et j’ai été flâner dans le centre. J’avais un mélange d’émotions, à la fois de la nostalgie, de la vraie, de la bonne. Mais aussi un sentiment de ne pas être à ma place. Alors qu’il y a encore 10 ans j’étais là plusieurs fois par semaines, j’avais maintenant l’impression de ne plus être chez moi, d’être un étranger chez les autres.
En me baladant je me disais : ha oui, là, j’ai acheté tel truc. Tien, là, maintenant c’est un magasin de montre, de mon temps c’était un magasin de jouet. Ho, y’a plus tel magasin. Ha bon, maintenant ils ont ajouté un bar là....
J’avais un souvenir ou une remarque sur chaque endroit.
Et puis, en voyant les gens, je trouvais qu’ils étaient chez eux, qu’eux connaissaient encore ces lieux, moi plus.
Donc, une bonne nostalgie, celle qui fait remonter les bons souvenir en surface (en même temps, je n’ai eu aucune mauvais évènement dans ce centre commercial), et aussi ce sentiment que ce que j’ai vécu là est le passé, m’appartient mais n’est plus de ce temps présent.
Mais, au total, ce fut quand même une chose bien positive. Ce que Proust appelait la madeleine. Ce petit geste qui fait remonter des images, des sons, des odeurs à l’esprit.
Alors, moi je trouve que la nostalgie est toujours ce qu’elle était.
---
Du côté de chez Swan, Dave, 1975
Simone Signoret disait qu’elle n’était plus ce qu’elle était, pourtant c’est tellement bon. Et personnellement elle est toujours ce qu’elle est pour moi : un mélange de bonheur et de sensation étrange.
Je me suis retrouvé, la semaine passée, dans un endroit où je n’avais plus mis les pieds depuis plusieurs années. Rien de bien particulier, un simple centre commercial. J’avais une heure à tuer avant une conférence, et je suis retourné dans un coin de la ville oublié depuis quelques temps.
Rien n’a bien changé, ce ne sont que de petites touches. Un peu comme si on avait vu un tableau il y a 5 ans, et que depuis le peintre à juste fait quelques modifications, quelques touches ajoutées ci et là.
Voilà, c’est la même chose, mais en différents. Le centre commercial était bien sur encore le même, mais les magasins n’étaient plus tous les mêmes. Ce sont eux les petites touches.
Je me suis donc trouvé une place et j’ai été flâner dans le centre. J’avais un mélange d’émotions, à la fois de la nostalgie, de la vraie, de la bonne. Mais aussi un sentiment de ne pas être à ma place. Alors qu’il y a encore 10 ans j’étais là plusieurs fois par semaines, j’avais maintenant l’impression de ne plus être chez moi, d’être un étranger chez les autres.
En me baladant je me disais : ha oui, là, j’ai acheté tel truc. Tien, là, maintenant c’est un magasin de montre, de mon temps c’était un magasin de jouet. Ho, y’a plus tel magasin. Ha bon, maintenant ils ont ajouté un bar là....
J’avais un souvenir ou une remarque sur chaque endroit.
Et puis, en voyant les gens, je trouvais qu’ils étaient chez eux, qu’eux connaissaient encore ces lieux, moi plus.
Donc, une bonne nostalgie, celle qui fait remonter les bons souvenir en surface (en même temps, je n’ai eu aucune mauvais évènement dans ce centre commercial), et aussi ce sentiment que ce que j’ai vécu là est le passé, m’appartient mais n’est plus de ce temps présent.
Mais, au total, ce fut quand même une chose bien positive. Ce que Proust appelait la madeleine. Ce petit geste qui fait remonter des images, des sons, des odeurs à l’esprit.
Alors, moi je trouve que la nostalgie est toujours ce qu’elle était.
---
Du côté de chez Swan, Dave, 1975
jeudi 4 septembre 2008
Je t'aime mélancolie
Et bien non, je ne t’aime pas mélancolie. En tous cas, pas quand le moral n’y est pas.
Une chose que j’adore, c’est le blues, les films tristes, pleurer, avoir la boite de Kleenex à mes côtés... quand tout va bien !
Rien n’est meilleur que de pouvoir gérer sa tristesse.
Mais alors, quand cela ne va pas, quand le moral n’est pas bon, ce n’est plus très amusant.
Et qu’est-ce qui peut faire que cela aille moins bien ? Un rien, comme je l’ai déjà dit.
J’ai été manger ce midi avec un ami, et il a utilisé un mot très bien pesé, qui résume bien une situation : morose.
Voilà, parfois l’atmosphère peut être morose. Déjà le mot en lui-même n’a rien de très réjouissant... même s’il y a « rose » dans le mot, le fait de le prononcer jette un froid. On imagine du gris et non du rose.
J’ai très vite en mémoire et comme image mentale les enfants Baudelaire ! Vous voyez, du gris, sale, triste avec une valise en main....
C’est normal je pense...
Ça passera
C’est ce que l’on dit
Heureusement, il y a encore des choses belles, des choses qui ne riment pas avec tristesse mais avec joie ! Une terrasse, un bon plat, un compliment, un mail qui vous annonce que finalement le problème est résolu !
Oui, heureusement il reste cela.
Il « suffit » de voir et d’apporter plus d’importance à ce genre de bonnes nouvelles qu’aux autres.
Aller, c’est décidé, je vois le bon côté des choses, car toutes les choses ont toujours plusieurs facettes, plusieurs côté.
Je t'aime mélancolie, Mylène Farmer, 1991
Une chose que j’adore, c’est le blues, les films tristes, pleurer, avoir la boite de Kleenex à mes côtés... quand tout va bien !
Rien n’est meilleur que de pouvoir gérer sa tristesse.
Mais alors, quand cela ne va pas, quand le moral n’est pas bon, ce n’est plus très amusant.
Et qu’est-ce qui peut faire que cela aille moins bien ? Un rien, comme je l’ai déjà dit.
J’ai été manger ce midi avec un ami, et il a utilisé un mot très bien pesé, qui résume bien une situation : morose.
Voilà, parfois l’atmosphère peut être morose. Déjà le mot en lui-même n’a rien de très réjouissant... même s’il y a « rose » dans le mot, le fait de le prononcer jette un froid. On imagine du gris et non du rose.
J’ai très vite en mémoire et comme image mentale les enfants Baudelaire ! Vous voyez, du gris, sale, triste avec une valise en main....
C’est normal je pense...
Ça passera
C’est ce que l’on dit
Heureusement, il y a encore des choses belles, des choses qui ne riment pas avec tristesse mais avec joie ! Une terrasse, un bon plat, un compliment, un mail qui vous annonce que finalement le problème est résolu !
Oui, heureusement il reste cela.
Il « suffit » de voir et d’apporter plus d’importance à ce genre de bonnes nouvelles qu’aux autres.
Aller, c’est décidé, je vois le bon côté des choses, car toutes les choses ont toujours plusieurs facettes, plusieurs côté.
Je t'aime mélancolie, Mylène Farmer, 1991
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