l'appel du large, c'est une vieille histoire. on a tous, un matin, senti cette poussée intérieure qui nous murmure qu'ailleurs, les choses seraient plus simples, plus belles, que le soleil y brillerait sans l'ombre de nos soucis habituels.
on se raconte l'histoire, celle de l'herbe plus verte, luxuriante et accueillante, qui nous attend de l'autre côté de la colline.
on part, alors, avec l'idée d'un choix, celui d'améliorer son sort, de devenir la meilleure version de soi-même loin des regards familiers. mais, ce que le récit de l'herbe omet souvent, c'est l'urgence, la nécessité brute qui dicte le départ.
pour certains, il ne s'agit pas d'une quête d'un mieux hypothétique, mais de la recherche d'une herbe, tout simplement, parce que la terre natale est devenue aride. le mouvement n'est pas un luxe, c'est une survie. et là, l'histoire se complique, car si l'on quitte un désert, rien ne garantit l'arrivée en oasis.
parfois, l'herbe tant espérée n'existe pas, ou n'est qu'une maigre touffe chétive sur un sol tout aussi sec. plus douloureux encore, l'herbe est là, mais le jardinier vous la refuse. on réalise alors que l'accueil n'est pas une évidence, que la nouvelle terre a ses propres barrières, ses codes secrets, ses portes fermées aux étrangers. on devient l'intrus, celui dont la présence dérange, celui qu'on ne veut pas acclimater. l'espoir se heurte à la réalité d'une hostilité sourde, d'une solitude multipliée.
c'est l'amer constat du retour, parfois inéluctable. on rentre non par choix romantique, mais par l'épuisement de l'effort, par le rejet de la terre promise, ou simplement parce que le manque, ce poids invisible, est devenu trop lourd à porter. ce n'est pas seulement la nostalgie d'un lieu qui ramène, c'est le besoin viscéral de retrouver un ancrage, d'être reconnu et aimé, même au milieu des défauts de son propre pays. et l'on découvre, en revenant, que le voyage le plus difficile n'est pas celui qui nous éloigne, mais celui qui nous ramène, enrichi d'une déception, certes, mais surtout d'une vérité essentielle : l'herbe, même la moins verte, est toujours mieux chez soi, à condition d'y être enfin chez soi, vraiment.
l'exil forcé, suivi du retour contraint, dessine une boucle de l'âme où la seule quête valable est peut-être celle de l'acceptation, ici ou ailleurs, mais toujours de soi-même.
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Allon voir, Feu ! Chatterton, 2025
jeudi 16 octobre 2025
mercredi 15 novembre 2017
Chained to the rythm
Il y a des moments lors desquels on se pose des questions. On sent bien que cela ne tourne plus tellement rond. On est enchaîné à un rythme qui nous est imposé par ce qui nous entoure.
Et cela ne va pas s’améliorer, quand un site social ne nous montre que ce que nous voulons, quand un site marchand ne propose que ce qui nous intéresse, on a vite l’impression que tout ce que nous pensons et achetons est la vérité et nous correspond.
Mais où est l’esprit critique ? Où se trouve la découverte, le nouveau, l'inattendu ? Et on se pose des questions ; va-t-on descendre de ce manège qui dirige notre vie, va-t-on regarder si l’herbe synthétique du voisin est plus verte ?
Puis, en plein questionnement presque inconscient, arrive des évènements. Le monde change, de loin, mais notre petit monde change aussi, et les changements se rapprochent de plus en plus. Sans trop le vouloir, sans trop s’en rendre compte, les informations arrivent à nos oreilles, les faits et les espérances sont à notre porte. Et puis ces évènements se rapprochent. En quelques jours, j’entends parler d’une disparition, d’une opération, de problèmes de travail.... je pourrais sans problème continuer ma vie, un peu régler mes œillères et continuer. Mais non, n’étant déjà pas d’un caractère de mouton (ok, j’avoue, je me découvre et je change aussi, je fus un mouton), j’écoute et je veux le changement.
Si déjà je sens que personnellement je change, je serai d’autant plus réceptif au changement du monde. Et si je n’entends pas assez clairement le changement de la planète et de ses habitants, cela se rapproche pour mieux me faire passer le message.
Rien n’est pour toujours, mais en dehors de ces changements évolutifs dû au temps, il y a les courants de penser, il y a les courants alimentaire, il y a les courants de ce monde alternatif qui profite aussi des moyens modernes de communication pour se faire entendre.
Et cela commence à faire un réseau, un maillage, un filet dans lequel les habitudes se prennent les pieds.
De tous temps les choses ont évolués, en bien ou en mal, et ce sera à nous de prendre le volant en main pour savoir où nous voulons aller.
Oui, on peut décider de s’accrocher à une branche, dans le courant de la rivière, et se battre pour que rien ne change, pour que le paysage et l’endroit où l’on se trouve ne change pas, mais cela demande un effort. Alors pourquoi ne pas lâcher, et simplement regarder où va la rivière, profiter du courant pour regarder un nouveau paysage, de temps en temps décider si on prend à droite ou à gauche lors d’une fourche, regarder les autres qui ont décidé de prendre le bateau pour encore moins d’effort et plus de confort, mais qui du coup on délégué leur destiné au capitaine du bateau.
Et puis, si finalement on était juste fou, et qu’on décide de sortir de la rivière et qu’on commence un peu à visiter la berge ? Nous sommes enchaîné au rythme de la vie, mais rien ne nous empêche de commencer par changer la chanson qui passe.
---
Chained to the rythm, Katy Perry, 2017
Et cela ne va pas s’améliorer, quand un site social ne nous montre que ce que nous voulons, quand un site marchand ne propose que ce qui nous intéresse, on a vite l’impression que tout ce que nous pensons et achetons est la vérité et nous correspond.
Mais où est l’esprit critique ? Où se trouve la découverte, le nouveau, l'inattendu ? Et on se pose des questions ; va-t-on descendre de ce manège qui dirige notre vie, va-t-on regarder si l’herbe synthétique du voisin est plus verte ?
Puis, en plein questionnement presque inconscient, arrive des évènements. Le monde change, de loin, mais notre petit monde change aussi, et les changements se rapprochent de plus en plus. Sans trop le vouloir, sans trop s’en rendre compte, les informations arrivent à nos oreilles, les faits et les espérances sont à notre porte. Et puis ces évènements se rapprochent. En quelques jours, j’entends parler d’une disparition, d’une opération, de problèmes de travail.... je pourrais sans problème continuer ma vie, un peu régler mes œillères et continuer. Mais non, n’étant déjà pas d’un caractère de mouton (ok, j’avoue, je me découvre et je change aussi, je fus un mouton), j’écoute et je veux le changement.
Si déjà je sens que personnellement je change, je serai d’autant plus réceptif au changement du monde. Et si je n’entends pas assez clairement le changement de la planète et de ses habitants, cela se rapproche pour mieux me faire passer le message.
Rien n’est pour toujours, mais en dehors de ces changements évolutifs dû au temps, il y a les courants de penser, il y a les courants alimentaire, il y a les courants de ce monde alternatif qui profite aussi des moyens modernes de communication pour se faire entendre.
Et cela commence à faire un réseau, un maillage, un filet dans lequel les habitudes se prennent les pieds.
De tous temps les choses ont évolués, en bien ou en mal, et ce sera à nous de prendre le volant en main pour savoir où nous voulons aller.
Oui, on peut décider de s’accrocher à une branche, dans le courant de la rivière, et se battre pour que rien ne change, pour que le paysage et l’endroit où l’on se trouve ne change pas, mais cela demande un effort. Alors pourquoi ne pas lâcher, et simplement regarder où va la rivière, profiter du courant pour regarder un nouveau paysage, de temps en temps décider si on prend à droite ou à gauche lors d’une fourche, regarder les autres qui ont décidé de prendre le bateau pour encore moins d’effort et plus de confort, mais qui du coup on délégué leur destiné au capitaine du bateau.
Et puis, si finalement on était juste fou, et qu’on décide de sortir de la rivière et qu’on commence un peu à visiter la berge ? Nous sommes enchaîné au rythme de la vie, mais rien ne nous empêche de commencer par changer la chanson qui passe.
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Chained to the rythm, Katy Perry, 2017
mercredi 19 novembre 2014
Les histoires d'A
serait-ce possible que, par peur de la rupture, nous ne commencions jamais de relation ? tout comme le chat échaudé qui craint l’eau, fusse-t-elle froide.
l’humain, par défaut, va choisir la simplicité. il est plus facile de rejeter la faute sur l’autre que de se repositionner, il est plus facile de ne rien faire que de bouger, il et plus facile de manger un truc tout fait que de préparer le repas. je généralise, bien sûr, mais tel est l’humain, autant le savoir.
alors, quand on va sur le terrain des sentiments, quoi de plus douloureux, parfois brutal et inattendu qu’une rupture. même si vous êtes du côté qui rompt, vous avez aussi le bouleversement émotionnel, juste quelques temps avant l’annonce et cela vous prépare.
donc, revenons au chemin le plus facile et à la douleur d’une fin de relation. pour ne pas souffrir, autant ne pas commencer, cela me parait logique.
on est conscient, parfois, mais souvent c’est notre inconscient qui se charge de la besogne. pour notre mieux, pour notre facilité, tout un tas de services, d’équipements de base sont présent dans le cerveau, se mettant en route dès que le besoin s’en fait sentir. parfois, avant que ce besoin ne soit là.
et donc, pour ne pas souffrir d’une rupture, autant ne pas la commencer. cela ne s’appliquera pas aux masochistes ou sadiques, bien sûr.
voilà, nous développons une sécurité, une barrière, une zone « danger » pour ne pas entrer dans une relation qui finira mal. de toutes façons, les histoires d’amours finissent mal, en général.
mais alors (puisqu’il y a bien toujours un mais), si nous n’osons plus, comment savoir si nous ne passons pas à côté de cette relation qui serait celle qui ne nous apporte aucune peine, mais que du bonheur ? je ne sais pas si elle existe, mais elle peut en tous cas apporter des années de bonheur.
si le chat échaudé craint l’eau froide, on dit aussi que qui n’essaie rien, n’a rien (et tant va la cruche à l’eau…).
le cerveau, dans son système ABS de sauvegarde, a-t-il prévu aussi ce cas-là ? prendre un risque est parfois bénéfique.
finalement, est-ce que le mieux ne serait pas de tenter le coup, tout en sachant les risques que l’on prend ? tout comme on accepte les risque d’une opération à coeur ouvert, les risques en voiture, les risques en prenant un médicament ; on pourrait très bien commencer une relation en connaissant les risques, et donc au moins les prendre.
en attendant, osez, car seul ceux qui ne font rien ne font jamais d’erreur.
---
les histoires d’A, Les Rita Mitsouko, 1986
l’humain, par défaut, va choisir la simplicité. il est plus facile de rejeter la faute sur l’autre que de se repositionner, il est plus facile de ne rien faire que de bouger, il et plus facile de manger un truc tout fait que de préparer le repas. je généralise, bien sûr, mais tel est l’humain, autant le savoir.
alors, quand on va sur le terrain des sentiments, quoi de plus douloureux, parfois brutal et inattendu qu’une rupture. même si vous êtes du côté qui rompt, vous avez aussi le bouleversement émotionnel, juste quelques temps avant l’annonce et cela vous prépare.
donc, revenons au chemin le plus facile et à la douleur d’une fin de relation. pour ne pas souffrir, autant ne pas commencer, cela me parait logique.
on est conscient, parfois, mais souvent c’est notre inconscient qui se charge de la besogne. pour notre mieux, pour notre facilité, tout un tas de services, d’équipements de base sont présent dans le cerveau, se mettant en route dès que le besoin s’en fait sentir. parfois, avant que ce besoin ne soit là.
et donc, pour ne pas souffrir d’une rupture, autant ne pas la commencer. cela ne s’appliquera pas aux masochistes ou sadiques, bien sûr.
voilà, nous développons une sécurité, une barrière, une zone « danger » pour ne pas entrer dans une relation qui finira mal. de toutes façons, les histoires d’amours finissent mal, en général.
mais alors (puisqu’il y a bien toujours un mais), si nous n’osons plus, comment savoir si nous ne passons pas à côté de cette relation qui serait celle qui ne nous apporte aucune peine, mais que du bonheur ? je ne sais pas si elle existe, mais elle peut en tous cas apporter des années de bonheur.
si le chat échaudé craint l’eau froide, on dit aussi que qui n’essaie rien, n’a rien (et tant va la cruche à l’eau…).
le cerveau, dans son système ABS de sauvegarde, a-t-il prévu aussi ce cas-là ? prendre un risque est parfois bénéfique.
finalement, est-ce que le mieux ne serait pas de tenter le coup, tout en sachant les risques que l’on prend ? tout comme on accepte les risque d’une opération à coeur ouvert, les risques en voiture, les risques en prenant un médicament ; on pourrait très bien commencer une relation en connaissant les risques, et donc au moins les prendre.
en attendant, osez, car seul ceux qui ne font rien ne font jamais d’erreur.
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les histoires d’A, Les Rita Mitsouko, 1986
vendredi 13 juin 2014
Superstition
il y a une chose que je ne comprends pas tellement: les croyances.
je comprends bien que certaines personnes soient croyantes dans une religion, et que l’on croit dans tel ou tel Dieu, aucun problème avec cela.
du moment que la religion reste libre et n’impose pas un style de vie, je suis d’accord et même pousse pour ces croyances.
mais, pourquoi certaines personnes démonte sans aucun problème une religion, voir les religions, mais sont superstitieuces ? je pense çà cela parce que nous somme un vendredi 13.
et oui, ce fameux vendredi 13 qui porte chance ou malheur, selon justement ce que l’on croit.
ah ! voici encore ce verbe croire.
alors, vous ne croyez pas en Dieux, ni en l’univers ou toute autre force supérieure, mais vous aller quand même acheter un billet de loto aujourd’hui, puisque ce jour est spécial.
et de même, étant très terre à terre, vous ne passerez peut-être pas sous un échelle ou bien dans un jardin, vous serez à quatre pattes pour chercher un trèfle à 4 feuilles.
j’ai l’impression que l’être humain, croyant ou non, a besoin de se réconforter, a besoin de parfois se dire que ce qui se passe, positif ou négatif, dans sa vie, n’est pas entièrement de sa faute.
c’est très humain justement de se réconforter de cette manière.
c’est toujours plus facile de se dire qu’on est parfait et que la faute vient de quelqu’un d’autre.
alors, si aujourd’hui on renverse son café, ben ce sera à cause de ce foutu vendredi 13.
depuis toujours je suis persuadé qu’il y a quelque chose au-dessus de nous, mais je n’ai jamais cru en une religion particulière (sans les dénigrer).
je crois aux anges et en la vie après la vie.
et depuis quelques temps déjà, j’ai rassemblé tout cela dans une croyance de l’univers, englobant en fait toutes les religions et toutes les pratiques.
mais quand je raconte cela, on me regarde encore parfois comme un illuminé, pourtant la même personne va toucher du bois pour se porter chance.
je suis persuadé que le vendredi 13, le chat noir, l’échelle ou le trèfle à 4 feuille, cela fonctionne vraiment. mais que le système est inversé : ce n’est pas l’objet qui fait l’action, c’est simplement le fait d’y croire et d’attirer à soit le bonheur ou le malheur.
il faut une pensée positive, mais ce n’est pas facile. par contre, si vous avez en main un trèfle à 4 feuilles, vous vous persuadez que cela ira et que vous aurez de la chance.
alors, un jour, sans trèfle, sans bois et sans vendredi 13, essayer d’être heureux.
---
Superstition, Stevie Wonder, 1972
je comprends bien que certaines personnes soient croyantes dans une religion, et que l’on croit dans tel ou tel Dieu, aucun problème avec cela.
du moment que la religion reste libre et n’impose pas un style de vie, je suis d’accord et même pousse pour ces croyances.
mais, pourquoi certaines personnes démonte sans aucun problème une religion, voir les religions, mais sont superstitieuces ? je pense çà cela parce que nous somme un vendredi 13.
et oui, ce fameux vendredi 13 qui porte chance ou malheur, selon justement ce que l’on croit.
ah ! voici encore ce verbe croire.
alors, vous ne croyez pas en Dieux, ni en l’univers ou toute autre force supérieure, mais vous aller quand même acheter un billet de loto aujourd’hui, puisque ce jour est spécial.
et de même, étant très terre à terre, vous ne passerez peut-être pas sous un échelle ou bien dans un jardin, vous serez à quatre pattes pour chercher un trèfle à 4 feuilles.
j’ai l’impression que l’être humain, croyant ou non, a besoin de se réconforter, a besoin de parfois se dire que ce qui se passe, positif ou négatif, dans sa vie, n’est pas entièrement de sa faute.
c’est très humain justement de se réconforter de cette manière.
c’est toujours plus facile de se dire qu’on est parfait et que la faute vient de quelqu’un d’autre.
alors, si aujourd’hui on renverse son café, ben ce sera à cause de ce foutu vendredi 13.
depuis toujours je suis persuadé qu’il y a quelque chose au-dessus de nous, mais je n’ai jamais cru en une religion particulière (sans les dénigrer).
je crois aux anges et en la vie après la vie.
et depuis quelques temps déjà, j’ai rassemblé tout cela dans une croyance de l’univers, englobant en fait toutes les religions et toutes les pratiques.
mais quand je raconte cela, on me regarde encore parfois comme un illuminé, pourtant la même personne va toucher du bois pour se porter chance.
je suis persuadé que le vendredi 13, le chat noir, l’échelle ou le trèfle à 4 feuille, cela fonctionne vraiment. mais que le système est inversé : ce n’est pas l’objet qui fait l’action, c’est simplement le fait d’y croire et d’attirer à soit le bonheur ou le malheur.
il faut une pensée positive, mais ce n’est pas facile. par contre, si vous avez en main un trèfle à 4 feuilles, vous vous persuadez que cela ira et que vous aurez de la chance.
alors, un jour, sans trèfle, sans bois et sans vendredi 13, essayer d’être heureux.
---
Superstition, Stevie Wonder, 1972
vendredi 23 mai 2014
Boum!
le cœur est une chose incroyable, un organe qui nous fait physiquement vivre, et émotionnellement revivre. que c’est bon de le sentir dans sa poitrine, quand on a en face de soi une personne spéciale.
et, il ne réagis pas ou plus de la même façon au fil du temps ou de l’éducation, je parle d’éducation de la vie, pas celle de l’école. et ne me comprenez pas mal, quand je dis au fil du temps, il n’y a pas d’âge pour que le cœur s’emballe et fasse revivre l’émotionnel. j’ai vécu ces derniers mois, des moments que l’on dirait pas faciles.
beaucoup de personnes sont confronter à cela, je sais. la maladie d’un proche, les hôpitaux et une fin qui n’est pas heureuse. bon, pas heureuse, on en discutera une prochaine fois, personnellement cela reste une bonne expérience. non, non, rien de morbide ou d’irrespectueux, non, juste le fait que mon état d’esprit me permet de vivre pleinement tous les moments et sereinement les moins faciles.
et cela vient d’une éducation personnelle, d’une recherche spirituelle et de vie.
j’ai changé, c’est évident. et ce changement me rend heureux, face à bien des choses.
bon, pour en revenir à notre organe, il est bien calme chez moi et on s’entend pas trop mal. et de par ma joie de vivre et ma zenitude actuelles, il bat surtout pour me maintenir en vie et ne doit plus s’emballer pour d’autres raisons, fut-ce-t-elle bonnes ou mauvaises.
cela ne m’empêche pas du tout d’apprécier toutes les secondes que la vie m’offre. d’être ému, joyeux, heureux, compatissant, remerciant.
et donc, recentrons nous un peu sur le sujet, de passer plus facilement les étapes et heurts de la vie.
moins de stress, plus de rires, une vie que mon palpitant apprécie.
et voilà que, il bat plus vite, il s’emballe, il loupe un ou deux battements ! maladie ? crise ? problème ? non, juste le retour de l’émotion primaire, l’émotion que l’on ne contrôle pas et que l’on aime ne pas contrôler.
le fait de se retrouver devant une personne pour qui on a des sentiments.
le fait de profiter, de prendre cette énergie si particulière.
et là, une majorité de personnes me diront : attention au retour de bâton, tout se paie, etc.
et là je réponds simplement que vu mon état, je peux profiter de ce genre de moment sans effet retour, que puisque je n’attends rien, je ne serai pas déçus si rien ne vient.
profiter, prendre et se remplir de ces moments, en profiter ici et maintenant. c’est un apprentissage, une hygiène de vie. mais aussi une décision qu’il faut prendre. on décide d’être heureux, mais c’est bien moins facile de décider cela que de se laisser tomber et de se plaindre de tout. et malgré tout, c’est agréable de sentir son cœur louper un battement.
---
Boum!, Charles Trenet, 1938
et, il ne réagis pas ou plus de la même façon au fil du temps ou de l’éducation, je parle d’éducation de la vie, pas celle de l’école. et ne me comprenez pas mal, quand je dis au fil du temps, il n’y a pas d’âge pour que le cœur s’emballe et fasse revivre l’émotionnel. j’ai vécu ces derniers mois, des moments que l’on dirait pas faciles.
beaucoup de personnes sont confronter à cela, je sais. la maladie d’un proche, les hôpitaux et une fin qui n’est pas heureuse. bon, pas heureuse, on en discutera une prochaine fois, personnellement cela reste une bonne expérience. non, non, rien de morbide ou d’irrespectueux, non, juste le fait que mon état d’esprit me permet de vivre pleinement tous les moments et sereinement les moins faciles.
et cela vient d’une éducation personnelle, d’une recherche spirituelle et de vie.
j’ai changé, c’est évident. et ce changement me rend heureux, face à bien des choses.
bon, pour en revenir à notre organe, il est bien calme chez moi et on s’entend pas trop mal. et de par ma joie de vivre et ma zenitude actuelles, il bat surtout pour me maintenir en vie et ne doit plus s’emballer pour d’autres raisons, fut-ce-t-elle bonnes ou mauvaises.
cela ne m’empêche pas du tout d’apprécier toutes les secondes que la vie m’offre. d’être ému, joyeux, heureux, compatissant, remerciant.
et donc, recentrons nous un peu sur le sujet, de passer plus facilement les étapes et heurts de la vie.
moins de stress, plus de rires, une vie que mon palpitant apprécie.
et voilà que, il bat plus vite, il s’emballe, il loupe un ou deux battements ! maladie ? crise ? problème ? non, juste le retour de l’émotion primaire, l’émotion que l’on ne contrôle pas et que l’on aime ne pas contrôler.
le fait de se retrouver devant une personne pour qui on a des sentiments.
le fait de profiter, de prendre cette énergie si particulière.
et là, une majorité de personnes me diront : attention au retour de bâton, tout se paie, etc.
et là je réponds simplement que vu mon état, je peux profiter de ce genre de moment sans effet retour, que puisque je n’attends rien, je ne serai pas déçus si rien ne vient.
profiter, prendre et se remplir de ces moments, en profiter ici et maintenant. c’est un apprentissage, une hygiène de vie. mais aussi une décision qu’il faut prendre. on décide d’être heureux, mais c’est bien moins facile de décider cela que de se laisser tomber et de se plaindre de tout. et malgré tout, c’est agréable de sentir son cœur louper un battement.
---
Boum!, Charles Trenet, 1938
jeudi 27 février 2014
Le Blues du Businessman
Un an, un an sans écrire. Du moins, sans écrire ici. Mais je n’ai pas été inactif, loin s’en faut.
Est-ce que ne plus rien faire, c’est un peu se laisser aller, mourir ? Je ne sais pas j’avoue.
Je crois que personnellement je suis parti dans un sens inverse, j’en fait énormément, peut-être trop, je ne sais pas juger. Mais je veux bien avouer qu’il s’agit quelque part d’une fuite.
Encore une fois, je veux bien le dire moi-même et l’entendre, une fuite, mais je ne suis pas capable d’analyser plus loin et de savoir ce que je fuis.
Je me suis lancé avec enthousiasme dans la comédie, m’engageant dans deux troupes pour être sur scène plus souvent. Rien de narcissique là-dedans, juste le plaisir énorme que je retire d’être sur scène.
Je ne peux vraiment pas le décrire différemment que « être à sa place ». Pour les personnes qui connaissent ce sentiment, elles comprendront, pour les autres, il faut imaginer que d’un coup, le ciel s’ouvre, on voit le soleil, les os se réchauffe, l’amour nous envahi, on oublie tout (on pourrait rester des heures sur place) et c’est une évidence qu’on se trouve au bon endroit au bon moment. Oui, c’est fort, mais c’est ce que je ressens sur scène.
Je continue bien sûr mes cours d’art de la parole avec les cours de déclamation et d’art dramatique (parcours avec apprentissage, examen, cours…).
Je me suis lancé plus sérieusement aussi dans la peinture. Je peins depuis que je suis enfant, avec plus ou moins de régularité (les irrégularités pouvant durer des années). Là, sur peu de temps, je peins pour les autres, je vends et j’expose. C’est une étape cela, c’est aussi se montrer aux autres, mais via le truchement de la toile.
Puisqu’il me restait un peu de temps, ben j’ai commencé des cours de danse. Du Lindy Hop, une forme de swing (proche du Charleston). Voilà peut-être une activité plus intime, plus personnelle, même si au finale on se retrouve à danser dans les soirées, sur piste.
Il y a quand même un lien entre toutes ces activités : le fait de m’exprimer, de me montrer aux autres directement ou via des médiums, de sortir quelque chose de moi qui n’est pas une production immédiate.
Si la journée, je suis payé pour fournir un travail (ou bien je travaille pour être payé ?), quand je peins, c’est d’abord moi qui m’exprime sur la toile, qui mets « à plat » des sentiments, des sensations.
Les toiles sont tellement différentes que j’aille bien ou non, que je peigne la nuit ou le jour. C’est extrêmement personnel. Mais c’est « gratuit » comme acte, je le fais pour moi en premier lieu. Par la suite, si on m’achète une toile ce sera marchand aussi, mais contrairement au travail quotidien, c’est un « plus », cela vient après.
Et si on me commande une toile, cela reste un travail très personnel, juste cadré par la demande du requérant.
Pour la scène, c’est aussi un travail personnel en premier lieu. Ce que les gens voient, bien sûr, c’est le travail fini, quand on est sur scène pour offrir au public la prestation. Mais pour la dizaine de représentations, il y a des mois de travail en amont, et ce travail est souvent un travail sur soi. Il faut trouver son personnage, le comprendre, se l’approprié. Puis travailler le texte avec ou sans accent, avec les défauts du personnage. Puis on met tout cela en mouvement. La représentation est mon gagne-pain, ma récompense pour le travail fourni, mais tout le travail fait avant m’apporte bien plus que cela.
Et la danse, il faut du travail aussi pour pouvoir s’amuser. Quand les pas sont connus, il faut les exercer, des heures, et puis seulement on s’amuse librement sur la piste. Oui, une fois que les pas ne se réfléchissent plus, que les jambes dansent automatiquement, cela devient un véritable plaisir partagé avec sa cavalière sur la piste, en soirée ou lors des cours dans la salle de danse.
Et donc, toutes ces activités complémentaire sont en fait un apport très personnel, une exploration intime qui permet de sortir ce qui ne va pas, d’apprendre sur soi, de changer, de gagner en connaissance, d’être heureux en tombant, de se relever en apprenant, d’évoluer, de vivre.
Pour certain, ils trouveront tout cela dans leur travail, alliant ainsi rémunération en argent avec rémunération personnel.
J’aimerais bien, aussi, un jour en faire mon travail quotidien.
J’aurais voulu être un artiste, je serai un artiste, je veux être un artiste … je suis un artiste.
---
Le Blues du Businessman, Claude Dubois, 1978
Est-ce que ne plus rien faire, c’est un peu se laisser aller, mourir ? Je ne sais pas j’avoue.
Je crois que personnellement je suis parti dans un sens inverse, j’en fait énormément, peut-être trop, je ne sais pas juger. Mais je veux bien avouer qu’il s’agit quelque part d’une fuite.
Encore une fois, je veux bien le dire moi-même et l’entendre, une fuite, mais je ne suis pas capable d’analyser plus loin et de savoir ce que je fuis.
Je me suis lancé avec enthousiasme dans la comédie, m’engageant dans deux troupes pour être sur scène plus souvent. Rien de narcissique là-dedans, juste le plaisir énorme que je retire d’être sur scène.
Je ne peux vraiment pas le décrire différemment que « être à sa place ». Pour les personnes qui connaissent ce sentiment, elles comprendront, pour les autres, il faut imaginer que d’un coup, le ciel s’ouvre, on voit le soleil, les os se réchauffe, l’amour nous envahi, on oublie tout (on pourrait rester des heures sur place) et c’est une évidence qu’on se trouve au bon endroit au bon moment. Oui, c’est fort, mais c’est ce que je ressens sur scène.
Je continue bien sûr mes cours d’art de la parole avec les cours de déclamation et d’art dramatique (parcours avec apprentissage, examen, cours…).
Je me suis lancé plus sérieusement aussi dans la peinture. Je peins depuis que je suis enfant, avec plus ou moins de régularité (les irrégularités pouvant durer des années). Là, sur peu de temps, je peins pour les autres, je vends et j’expose. C’est une étape cela, c’est aussi se montrer aux autres, mais via le truchement de la toile.
Puisqu’il me restait un peu de temps, ben j’ai commencé des cours de danse. Du Lindy Hop, une forme de swing (proche du Charleston). Voilà peut-être une activité plus intime, plus personnelle, même si au finale on se retrouve à danser dans les soirées, sur piste.
Il y a quand même un lien entre toutes ces activités : le fait de m’exprimer, de me montrer aux autres directement ou via des médiums, de sortir quelque chose de moi qui n’est pas une production immédiate.
Si la journée, je suis payé pour fournir un travail (ou bien je travaille pour être payé ?), quand je peins, c’est d’abord moi qui m’exprime sur la toile, qui mets « à plat » des sentiments, des sensations.
Les toiles sont tellement différentes que j’aille bien ou non, que je peigne la nuit ou le jour. C’est extrêmement personnel. Mais c’est « gratuit » comme acte, je le fais pour moi en premier lieu. Par la suite, si on m’achète une toile ce sera marchand aussi, mais contrairement au travail quotidien, c’est un « plus », cela vient après.
Et si on me commande une toile, cela reste un travail très personnel, juste cadré par la demande du requérant.
Pour la scène, c’est aussi un travail personnel en premier lieu. Ce que les gens voient, bien sûr, c’est le travail fini, quand on est sur scène pour offrir au public la prestation. Mais pour la dizaine de représentations, il y a des mois de travail en amont, et ce travail est souvent un travail sur soi. Il faut trouver son personnage, le comprendre, se l’approprié. Puis travailler le texte avec ou sans accent, avec les défauts du personnage. Puis on met tout cela en mouvement. La représentation est mon gagne-pain, ma récompense pour le travail fourni, mais tout le travail fait avant m’apporte bien plus que cela.
Et la danse, il faut du travail aussi pour pouvoir s’amuser. Quand les pas sont connus, il faut les exercer, des heures, et puis seulement on s’amuse librement sur la piste. Oui, une fois que les pas ne se réfléchissent plus, que les jambes dansent automatiquement, cela devient un véritable plaisir partagé avec sa cavalière sur la piste, en soirée ou lors des cours dans la salle de danse.
Et donc, toutes ces activités complémentaire sont en fait un apport très personnel, une exploration intime qui permet de sortir ce qui ne va pas, d’apprendre sur soi, de changer, de gagner en connaissance, d’être heureux en tombant, de se relever en apprenant, d’évoluer, de vivre.
Pour certain, ils trouveront tout cela dans leur travail, alliant ainsi rémunération en argent avec rémunération personnel.
J’aimerais bien, aussi, un jour en faire mon travail quotidien.
J’aurais voulu être un artiste, je serai un artiste, je veux être un artiste … je suis un artiste.
---
Le Blues du Businessman, Claude Dubois, 1978
mercredi 6 février 2013
Salade de fruits jolie jolie jolie
J’ai la pêche, la banane, la frite, la patate. Et oui, je ne le dis pas souvent, mais parfois quand même, je vais bien. Est-ce le we qui fût bon, est-ce la bonne musique entrainante que j’écoute le matin. Est-ce mon trajet à pied au cœur d’une ville que j’aime. Je ne sais.
Et pourtant, je n’ai dormis que 5h cette nuit, j’ai toujours les problèmes financiers et existentiels aussi.
Mais voilà, j’ai mon compte pour les 5 fruits et légumes du jour.
C’est marrant du coup, de se dire qu’il existe bien des expressions fruitières ou légumières. Puisque l’on peut tomber dans les pommes après avoir fait le poireau. On lit dans une feuille de chou un article à la noix. Mais il ne faut pas me prendre pour une poire, je suis parfois bête comme chou, mais je tire les marrons du feu. Bref, je vais pas vous raconter des salades, les carottes sont cuites, j’ai la tête comme une pastèque avec mes yeux en amandes, sans se prendre le melon.
C’est très imagé tout cela. La banane, ok, on imagine le sourire courbé comme une banane. La frite, je vois moins. Mais qu’importe, c’est moins la forme que le fond. C’est l’envie de s’amuser d’un rien, de trouver que la langue est bien illustrée. De partager cette bonne humeur avec tout le monde. Donner un sourire, et on vous le rendra. Parfois. Mais puisque vous, enfin moi du moins aujourd’hui, vous êtes dans un tel état de bien être, ce n’est pas grave si la personne que vous venez de croiser à la banane renversée. Cela fait sourire encore plus.
Il pleut, ce n’est pas grave, cela arrose les pelouse. Il fait froid, bah cela permet de sortir ce beau manteau acheté en solde.
Le cerveau est une machine bizarre. Quand cela va, tout semble possible, et l’on voit le bon côté des choses. Mais quand il ne tourne pas comme il faut, quand un grain de sable est parvenu à gâcher le réveil, alors là, on ne voit que le négatif, et le fil de la journée fait empirer cet état.
Cela veut dire quoi ? Qu’il faut essayer de se lever du bon pied tous les matins ? Oui ! Qu’il faut écouter un chouette morceau entrainant et pas les dernières nouvelles ? Oui !
Il nous appartient de décider des choses. On n’évitera pas tout, mais au moins on arrêtera de se courir sur le haricot et les choses arriverons avec plus de légèreté.
Reprenons notre vie en main, arrêtons de subir ! d’être pressé comme un citron !
Et ça, c’est la cerise sur le gâteau.
---
Salade de fruits, Bourvil, 1950
samedi 5 janvier 2013
Mundo Loco
Bonne année, bonne santé,....
2013 est arrivé, et j'ai attendu un peu avant de me prononcer. Mais non, finalement rien n'a changé.
Malheureusement les gens que l'on aime sont toujours malade, la situation financière ne s'améliore pas, on enferme toujours des personnes pour leur orientation politique ou sexuelle, on pollue toujours autant la planète.
Malheureusement, on est toujours malheureux car on n'a pas le dernier téléphone à la mode, car il manque toujours la dernière pièce à sa collection, car le voisin à une voiture plus puissante que la notre.
Malheureusement, il reste toujours des personnes qui sont dans la rue alors qu'elles ont vraiment envie de s'en sortir, car on jette toujours des tonnes de nourritures dans des poubelles cadenassées.
Malheureusement, on reste avec toutes ces questions qui commencent par "et si"... oui, "et si je lui avait dit je t'aime quand il était encore temps", "et si je n'avais pas commencé ce cours", "et si j'avais refusé ce projet".
Malheureusement, on ne fera pas plus attention à ce que l'ont achète puisque c'est moins cher, on ne fera pas plus attention à ce que l'on jette puisque cela nous débarrasse.
Le monde est fou, oui, mais il n'en peut rien. Ce sont les gens qui sont dessus qui le sont. Oh je sais que c'est facile aussi de trouver la faute chez l'autre.
Le monde est fou, mais je le suis aussi, et je m’apitoie sur un sort. Au lieu de prendre ma vie en main et de sortir, de sourire à l'autre, d'aider quelqu'un, de décidé qu'à partir de maintenant JE change.
Mais c'est tellement facile de ne rien faire et d'attendre que l'autre va changer. Ça déculpabilise aussi. Je sais, je sais...
2013 est arrivé, et rien n'a changé. Mais tant que je ne changerai pas, rien ne changera. Et ni 2013, 2014 ou 2021 n'y feront rien.
Meilleurs voeux quand même, c'est gratuit, facile et cela ne coûte rien. Le prix d'un sms ou d'une carte peut-être. C'est fait à distance et sans mesure de résultats. Je n'ai pas été trouver toutes les personnes qui m'avait souhaité le bonheur, la santé et l'argent pour 2012, en leur demandant de me rendre des comptes.
Qui sait, peut-être que demain ou le mois prochain, cela ira mieux. Mais si on ne bouge pas personnellement, on ne peut que subir. Si on essaie, on pourra au moins se féliciter d'avoir essayé.
---
Mundo Loco, Boulevard des airs, 2012
2013 est arrivé, et j'ai attendu un peu avant de me prononcer. Mais non, finalement rien n'a changé.
Malheureusement les gens que l'on aime sont toujours malade, la situation financière ne s'améliore pas, on enferme toujours des personnes pour leur orientation politique ou sexuelle, on pollue toujours autant la planète.
Malheureusement, on est toujours malheureux car on n'a pas le dernier téléphone à la mode, car il manque toujours la dernière pièce à sa collection, car le voisin à une voiture plus puissante que la notre.
Malheureusement, il reste toujours des personnes qui sont dans la rue alors qu'elles ont vraiment envie de s'en sortir, car on jette toujours des tonnes de nourritures dans des poubelles cadenassées.
Malheureusement, on reste avec toutes ces questions qui commencent par "et si"... oui, "et si je lui avait dit je t'aime quand il était encore temps", "et si je n'avais pas commencé ce cours", "et si j'avais refusé ce projet".
Malheureusement, on ne fera pas plus attention à ce que l'ont achète puisque c'est moins cher, on ne fera pas plus attention à ce que l'on jette puisque cela nous débarrasse.
Le monde est fou, oui, mais il n'en peut rien. Ce sont les gens qui sont dessus qui le sont. Oh je sais que c'est facile aussi de trouver la faute chez l'autre.
Le monde est fou, mais je le suis aussi, et je m’apitoie sur un sort. Au lieu de prendre ma vie en main et de sortir, de sourire à l'autre, d'aider quelqu'un, de décidé qu'à partir de maintenant JE change.
Mais c'est tellement facile de ne rien faire et d'attendre que l'autre va changer. Ça déculpabilise aussi. Je sais, je sais...
2013 est arrivé, et rien n'a changé. Mais tant que je ne changerai pas, rien ne changera. Et ni 2013, 2014 ou 2021 n'y feront rien.
Meilleurs voeux quand même, c'est gratuit, facile et cela ne coûte rien. Le prix d'un sms ou d'une carte peut-être. C'est fait à distance et sans mesure de résultats. Je n'ai pas été trouver toutes les personnes qui m'avait souhaité le bonheur, la santé et l'argent pour 2012, en leur demandant de me rendre des comptes.
Qui sait, peut-être que demain ou le mois prochain, cela ira mieux. Mais si on ne bouge pas personnellement, on ne peut que subir. Si on essaie, on pourra au moins se féliciter d'avoir essayé.
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Mundo Loco, Boulevard des airs, 2012
dimanche 13 mai 2012
Je marche seul
quoi de plus troublant que de se sentir seul, dans une foule. oui, c'est paradoxal, et pourtant je crois que cela nous est à tous un jour arrivé. moi, ce fut hier. lors de la gay pride, la "belgium pride" comme elle est appelée maintenant, je me suis sentis seul, perdu, différent des autres.
c’est un sentiment un peu étrange je trouve. autant de monde, autant d'animation, et je suis resté là, sur un bout de trottoir, avec la vie qui tournait autour de moi, et moi qui restais fixe.
juste un spectateur qui ne faisait plus partie du groupe.
et, bien sûr, dans ces cas la, les gens autour de vous ne vous voient pas. on devient juste transparent, semblable à un poteau ou une poubelle. on vous évite, quand même, mais il n'y a pas un regard, une attention.
ce qui accentue encore plus ce sentiment, c'est qu'en regardant autour de moi, j'avais l'impression d'être vraiment le seul dans cet état la. tout le monde était accompagné, en couple ou en bande, riait, chantais avec le podium. mais personne n'était comme moi, fixe, en train de regarder le monde sans en faire partie.
il ne faut pas spécialement une foule de manifestation ou excessive pour que cela arrive. on peut aussi devenir spectateur de la vie, au bureau, dans la rue, au restaurant. le monde ne s’arrête pas du tout, il tourne simplement sans vous.
est-ce bien, est-ce mal ? je ne sais vraiment pas le dire. ce n’est pas triste en tous cas.
deux choses m'ont sortie de cet état, le retour à une réalité et une vie sociale par la réception d'un sms. ce qui m'a permis de converser avec un ami, et de lui dire qu'il me manquait. et puis, de revoir un visage du passé, à quelques mètres de là.
une fois sortit de ma torpeur, j'ai été le retrouver, et cela m'a remis dans la vie, dans le monde, actif parmi la foule.
---
Je marche seul, Jean-Jacques Goldman, 1985
c’est un sentiment un peu étrange je trouve. autant de monde, autant d'animation, et je suis resté là, sur un bout de trottoir, avec la vie qui tournait autour de moi, et moi qui restais fixe.
juste un spectateur qui ne faisait plus partie du groupe.
et, bien sûr, dans ces cas la, les gens autour de vous ne vous voient pas. on devient juste transparent, semblable à un poteau ou une poubelle. on vous évite, quand même, mais il n'y a pas un regard, une attention.
ce qui accentue encore plus ce sentiment, c'est qu'en regardant autour de moi, j'avais l'impression d'être vraiment le seul dans cet état la. tout le monde était accompagné, en couple ou en bande, riait, chantais avec le podium. mais personne n'était comme moi, fixe, en train de regarder le monde sans en faire partie.
il ne faut pas spécialement une foule de manifestation ou excessive pour que cela arrive. on peut aussi devenir spectateur de la vie, au bureau, dans la rue, au restaurant. le monde ne s’arrête pas du tout, il tourne simplement sans vous.
est-ce bien, est-ce mal ? je ne sais vraiment pas le dire. ce n’est pas triste en tous cas.
deux choses m'ont sortie de cet état, le retour à une réalité et une vie sociale par la réception d'un sms. ce qui m'a permis de converser avec un ami, et de lui dire qu'il me manquait. et puis, de revoir un visage du passé, à quelques mètres de là.
une fois sortit de ma torpeur, j'ai été le retrouver, et cela m'a remis dans la vie, dans le monde, actif parmi la foule.
---
Je marche seul, Jean-Jacques Goldman, 1985
jeudi 19 avril 2012
Les jours où rien ne va
Je l'ai déjà dit et écrit, mais certain jour sont moins côtés que d'autres. Si demain est un autre jour et que cela ira mieux, il faut bien quand même vivre le jour présent. Même s'il y a des jours ou rien ne vas.
Ho, rien de très grave, j'espère. Des choses ennuyantes, des incertitudes, mais le tout qui pousse sur un terreau malade.
J'ai mal de gorge, le nez qui coule, la tête qui résonne et les oreilles bouchées. Je suis servi, merci, n'en rajoutez plus. Et malheureusement, sur cet état un peu lamentable, m'arrive des nouvelles variées qui ne sont pas trop géniales.
Alors oui, j'aurais préféré rester dans le fond de mon lit, et attendre simplement que le monde aille mieux, et moi de même.
J'ai envie de parler, de me confier, mais parfois je pense aussi que je casse un peu les oreilles des amis.
Alors, voilà, je reste avec mes mots sans exprimer mes maux, et inversement. Et ce n'est pas vraiment bon. Car, sans désamorcer les choses, cela devient des armes qui peuvent faire du mal.
Parler permet toujours de désamorcer les choses. Il n'est pas facile de parler. C'est tout comme être vrai, peu de gens y arrive, et ils sont souvent mal vu pour leur franchise. Alors que si tout le monde se parlait vrai, moins de maux grandiraient dans les coeurs.
Voilà encore de belles paroles, mais qui ne m'aide pas. Aller, si, un peu. Vider mon coeur par l'intermédiaire des doigts et le truchement du clavier permet de relativiser et coucher les choses.
Je vais quand même reprendre mes médications, et me soigner. Si l'être ne va pas, l'esprit non plus.
---
Les jours où rien ne va, Christophe, 1973
mercredi 4 avril 2012
La quête
L’amour, l’amitié, le copinage et le libertinage.
Que choisir, pour autant que l’on ait le choix. Je me pose pas mal de question pour le moment.
Déjà, qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi a-t-on ce besoin de trouver l’autre ?
Et être célibataire, n’est-ce une option ? Entouré d’amis ; les uns que l’on fréquente sur une terrasse, les autres dans leurs lits. Oh oui bon, ça va, la morale bien-pensante, allez vous rhabiller. On n’est pas une trainée car on a plusieurs aventures.
Et puis la vie privée ne regarde que nous. Même si je l’admets, elle est de plus en plus étalée. Que ce soit ici, bien sûr, ou sur Facebook.
Mais revenons à nos amours.
Dans une optique hétérosexuelle, les couples se forment pour la reproduction.
Et oui, c’est bêtement animal, et chimique. Trouver l’autre partenaire pour que les enfants soient forts et résistant. Ha, ça casse un peu le mythe hein !
Mais alors, si on transpose cela en mode homosexuel, ça donne quoi ? On n’est pas vraiment là pour la reproduction, mais uniquement pour le plaisir et le partage.
Donc, est-ce encore chimique ? je crois que oui, puisque l’on peut aussi « tomber en amour ».
Et si, on pouvait être amoureux de plusieurs personnes à la fois. Pourquoi pas ? Ah ben non, car dans ce cas-là, c’est la jalousie qui pointe son petit bout de nez.
Et oui, moi je veux bien aimer deux personnes, mais je ne vais pas spécialement apprécier qu’elles aiment d’autres personnes. Je sais, c’est injustifié et trop injuste !
Mais pourquoi cette quête de l’amour, cette inaccessible étoile ? L’être humain est grégaire, ok, mais est-il fait pour être en couple ? Et si oui, l’est-il pour la vie ? Ou bien devrait-on instaurer des CDD aussi en amour ?
Tout cela me travaille en ce moment, je l’avoue, et j’en fais part.
Même si c’est ma vie privée.
---
La quête, Jacques Brel, 1968
Que choisir, pour autant que l’on ait le choix. Je me pose pas mal de question pour le moment.
Déjà, qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi a-t-on ce besoin de trouver l’autre ?
Et être célibataire, n’est-ce une option ? Entouré d’amis ; les uns que l’on fréquente sur une terrasse, les autres dans leurs lits. Oh oui bon, ça va, la morale bien-pensante, allez vous rhabiller. On n’est pas une trainée car on a plusieurs aventures.
Et puis la vie privée ne regarde que nous. Même si je l’admets, elle est de plus en plus étalée. Que ce soit ici, bien sûr, ou sur Facebook.
Mais revenons à nos amours.
Dans une optique hétérosexuelle, les couples se forment pour la reproduction.
Et oui, c’est bêtement animal, et chimique. Trouver l’autre partenaire pour que les enfants soient forts et résistant. Ha, ça casse un peu le mythe hein !
Mais alors, si on transpose cela en mode homosexuel, ça donne quoi ? On n’est pas vraiment là pour la reproduction, mais uniquement pour le plaisir et le partage.
Donc, est-ce encore chimique ? je crois que oui, puisque l’on peut aussi « tomber en amour ».
Et si, on pouvait être amoureux de plusieurs personnes à la fois. Pourquoi pas ? Ah ben non, car dans ce cas-là, c’est la jalousie qui pointe son petit bout de nez.
Et oui, moi je veux bien aimer deux personnes, mais je ne vais pas spécialement apprécier qu’elles aiment d’autres personnes. Je sais, c’est injustifié et trop injuste !
Mais pourquoi cette quête de l’amour, cette inaccessible étoile ? L’être humain est grégaire, ok, mais est-il fait pour être en couple ? Et si oui, l’est-il pour la vie ? Ou bien devrait-on instaurer des CDD aussi en amour ?
Tout cela me travaille en ce moment, je l’avoue, et j’en fais part.
Même si c’est ma vie privée.
---
La quête, Jacques Brel, 1968
mardi 10 janvier 2012
Le géant Beaupré
Connaissez-vous l'histoire du géant Beaupré ? Pardon, l'histoire d'Édouard Beaupré, né en 1881 et mort à 23 ans ? Il me fait furieusement penser à la téléréalité. Vouloir à tout prix, montrer et s'exposer.
La particularité d'Edouard est qu'il n'était pas conscient de cela, puisqu'il fut montré, nu, pendant plus de 80 ans. La raison : il mesurait 2m50. À sa mort, il fut momifié, et puis exposé, dans une université, comme un monstre de foire. Surnommé le géant Beaupré, il est connu au Canada. En 1990, sa famille obtint de récupérer le corps, de l'incinérer et de lui offrir une sépulture décente.
Mais quand je regarde la télé réalité, et les déboires liés, cela me fait penser à cette histoire. On ferait tout pour passe à la tv. Pour avoir ses 15 minutes de gloires, comme l'avait prédit Andy Warhol. Une fois cette gloire atteinte, par divers procédé, on est enivré, drogué, et vite l'état de manque arrive. Alors, on apparaît dans la presse dite people, on fait le buzz, on fait tout et n'importe quoi pour que son nom, sa photo apparaisse encore. Et surtout, que dans la rue une reconnaissance soit encore présente.
Puis, quand même la drogue, la déchéance ne font plus vendre, pour certain ne reste que le suicide. Et là, pendant 1, parfois 2 jours, on a à nouveau un article dans un journal, voir une photo.
C'est bien triste, mais comme toute substance addictive, la notoriété est néfaste. Si certain participant de la téléréalité ont vécu cela pendant des jours ou des semaines, à mon humble niveau, j'ai eu ma seconde de gloire, passant aussi à la tv. Et je comprends le ressenti de ces personne. Être interpelé par un inconnu et qu'il vous parle car il vous a vu, cela a un côté piquant, troublant et presque excitant. Comme une ligne de coke, elle fait du bien sur le moment, mais fait vite appel à une seconde.
Edouard, lui, n'avait rien demandé, et aurait sans doute voulu vivre une vie normale, de début de siècle. Mais il passa presque tout le 20ème derrière une vitre. Non pas de l'écran de tv, mais celle d'une vitrine.
La notoriété est futile.
---
Le géant Beaupré, Beau Dommage, 1974
La particularité d'Edouard est qu'il n'était pas conscient de cela, puisqu'il fut montré, nu, pendant plus de 80 ans. La raison : il mesurait 2m50. À sa mort, il fut momifié, et puis exposé, dans une université, comme un monstre de foire. Surnommé le géant Beaupré, il est connu au Canada. En 1990, sa famille obtint de récupérer le corps, de l'incinérer et de lui offrir une sépulture décente.
Mais quand je regarde la télé réalité, et les déboires liés, cela me fait penser à cette histoire. On ferait tout pour passe à la tv. Pour avoir ses 15 minutes de gloires, comme l'avait prédit Andy Warhol. Une fois cette gloire atteinte, par divers procédé, on est enivré, drogué, et vite l'état de manque arrive. Alors, on apparaît dans la presse dite people, on fait le buzz, on fait tout et n'importe quoi pour que son nom, sa photo apparaisse encore. Et surtout, que dans la rue une reconnaissance soit encore présente.
Puis, quand même la drogue, la déchéance ne font plus vendre, pour certain ne reste que le suicide. Et là, pendant 1, parfois 2 jours, on a à nouveau un article dans un journal, voir une photo.
C'est bien triste, mais comme toute substance addictive, la notoriété est néfaste. Si certain participant de la téléréalité ont vécu cela pendant des jours ou des semaines, à mon humble niveau, j'ai eu ma seconde de gloire, passant aussi à la tv. Et je comprends le ressenti de ces personne. Être interpelé par un inconnu et qu'il vous parle car il vous a vu, cela a un côté piquant, troublant et presque excitant. Comme une ligne de coke, elle fait du bien sur le moment, mais fait vite appel à une seconde.
Edouard, lui, n'avait rien demandé, et aurait sans doute voulu vivre une vie normale, de début de siècle. Mais il passa presque tout le 20ème derrière une vitre. Non pas de l'écran de tv, mais celle d'une vitrine.
La notoriété est futile.
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Le géant Beaupré, Beau Dommage, 1974
mercredi 15 juin 2011
Le monde est fou
Rien de bien nouveau sur cette terre. Depuis les siècles et les millénaires, tout reste identique. Il y aura toujours des gentils et des méchants, la paix suivant la guerre, et le soleil après la pluie.
Rien ne change, ce n’est qu’un éternel recommencement. Mais, nous, venant sur cette terre pour 70 ou 80 ans, on espère que cela se passera bien. On découvre, petit, généralement que le monde est chouette. Ce sont des jeux, des découvertes. Je parle bien sûr pour les enfants du nord, riches, éduqués, en bonne santé. Dans trop de pays, même les enfants n’ont pas cette chance de voir un monde accueillant.
Bon, revenons à nous (non, non, je ne veux pas minimiser les enfants dont je viens de parler, mais si je prends statistiquement les personnes qui liront ce post, je me dis qu’ils ont un ordinateur, qu’ils savent lire,...), une fois l’enfance passée, on découvre la vie.
Les études pour essayer d’avoir un boulot, ou bien une passion. Le travail, qui est subit ou un plaisir. Une vie de couple, ou la recherche du partenaire.
Et puis, arrive la phase plus calme où l’on profite un peu plus de ce que l’on a. Les enfants, les animaux, la maison ou les vacances.
La vie passant, on devient plus serein, on profite, et puis on veut du calme et être plus loin des problèmes.
Tout cela peut se passer de la sorte quand on ne connait pas la maladie, les grandes souffrances, la misère...
Tout cela peut aussi se passer quand on nous laisse le temps de vivre, quand une autre personne ne va pas en décider autrement.
Sur terre, il y a nous, bien sûr, mais il y a les autres aussi ; et l’enfer c’est les autres, ne l’oublions pas.
Vous avez une vie, vous essayez de vous en sortir au mieux, et puis, votre chemin croise celui d’une autre personne. Vous n’avez rien demandé, mais tout va changer.
Et là, sans avoir encore eu le tiers de votre vie, tout s’arrête. Une autre personne, l’enfer, a décidé que votre vie le gênait.
Le monde est fou oui.
Le monde n’a pas de règle. Et on le subit. De plein fouet.
J’ai bien envie de dire qu’il faut en profiter tant qu’on le peut. Qu’il faut surtout être heureux, s’occuper de soi pour avoir le sourire et que les autres en profite. Oui, il faut cela. Mais, il faut aussi qu’on nous en laisse le temps, et que l’enfer, que les autres aient la même idée. Qu’ils s’occupent d’eux seul pour être heureux, sans baser leur bonheur sur notre malheur.
Le monde est fou, mais nous sommes un fou parmi les autres.
---
Le monde est fou, Pauline Ester, 1990
Rien ne change, ce n’est qu’un éternel recommencement. Mais, nous, venant sur cette terre pour 70 ou 80 ans, on espère que cela se passera bien. On découvre, petit, généralement que le monde est chouette. Ce sont des jeux, des découvertes. Je parle bien sûr pour les enfants du nord, riches, éduqués, en bonne santé. Dans trop de pays, même les enfants n’ont pas cette chance de voir un monde accueillant.
Bon, revenons à nous (non, non, je ne veux pas minimiser les enfants dont je viens de parler, mais si je prends statistiquement les personnes qui liront ce post, je me dis qu’ils ont un ordinateur, qu’ils savent lire,...), une fois l’enfance passée, on découvre la vie.
Les études pour essayer d’avoir un boulot, ou bien une passion. Le travail, qui est subit ou un plaisir. Une vie de couple, ou la recherche du partenaire.
Et puis, arrive la phase plus calme où l’on profite un peu plus de ce que l’on a. Les enfants, les animaux, la maison ou les vacances.
La vie passant, on devient plus serein, on profite, et puis on veut du calme et être plus loin des problèmes.
Tout cela peut se passer de la sorte quand on ne connait pas la maladie, les grandes souffrances, la misère...
Tout cela peut aussi se passer quand on nous laisse le temps de vivre, quand une autre personne ne va pas en décider autrement.
Sur terre, il y a nous, bien sûr, mais il y a les autres aussi ; et l’enfer c’est les autres, ne l’oublions pas.
Vous avez une vie, vous essayez de vous en sortir au mieux, et puis, votre chemin croise celui d’une autre personne. Vous n’avez rien demandé, mais tout va changer.
Et là, sans avoir encore eu le tiers de votre vie, tout s’arrête. Une autre personne, l’enfer, a décidé que votre vie le gênait.
Le monde est fou oui.
Le monde n’a pas de règle. Et on le subit. De plein fouet.
J’ai bien envie de dire qu’il faut en profiter tant qu’on le peut. Qu’il faut surtout être heureux, s’occuper de soi pour avoir le sourire et que les autres en profite. Oui, il faut cela. Mais, il faut aussi qu’on nous en laisse le temps, et que l’enfer, que les autres aient la même idée. Qu’ils s’occupent d’eux seul pour être heureux, sans baser leur bonheur sur notre malheur.
Le monde est fou, mais nous sommes un fou parmi les autres.
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Le monde est fou, Pauline Ester, 1990
lundi 6 juin 2011
C’est dit
Je ne suis pas un fan de Calogero (alors que j’avoue, il a quelques bonnes chansons). Je n’ai jamais été le voir en concert (alors que des amis m’ont dit qu’il était absolument génial en concert). Je n’ai jamais trop fait attention à ces paroles, à la personne et je l’ai vite classé dans les chanteurs pour midinettes.
Ok, voilà, j’assume.
Mais, il y a quelques jours, en discutant avec un ami, on a parlé d’argent. Des avoirs, de la nécessité d’avoir telle voiture ou tel « avoir ». En discutant, on était d’accord sur le fait que, si j’apprécie les belles choses et le matériel, je pourrais aussi m’en passer. Je dirais que quand tout va bien, j’aime les choses et le luxe. Si un jour il faut, je peux me contenter de moins.
Bon, là n’est pas le point de ce post, et n’a pas encore de lien avec le chanteur précité.
Plus loin dans notre conversation, il parle de richesse, et me dit que d’un certain point de vue, je suis riche. Je lui réponds « je suis riche de mes amis ». Cette phrase m’est venue comme cela. Non, je ne dirai pas que je l’ai inventée, non, je ne suis pas philosophe. Elle vient de quelque part, je m’en rends compte. J’ai dû l’entendre ou la lire.
Et lui, de me dire : « comme le dit Calogero ».
Voilà le lien, entre ma conversation et Calogero.
Sans m’en rendre compte, j’ai dans mon subconscient enregistré cette phrase. Et, elle a du faire écho en moi. Et ce satané subconscient en a profité pour la ressortir au bon moment (surtout avec cet ami là… qui n’en rate pas une pour me remettre sur la route ou développer le moindre lapsus).
Depuis, j’ai pensé un peu plus aux amis. Aux vrais. Pas ceux que l’on rencontre pour un été. Pas ceux qui le devienne simplement car on a mis le terme « ami » ou car on travaille tous les jours avec eux… alors… ben tu comprends….
Non, je veux parler des vrais amis. Ceux qui vous acceptent tel que vous êtes. Avec bien sur vos qualités, mais surtout qui ont appris à faire avec vos défauts (je ne dirai jamais qu’ils acceptent les défauts, non, ils ont simplement trouvé le moyen de « faire avec »).
Ces amis qui vous disent bonjour comme si on s’était vu la veille.
Je suis certain que vous comprenez ce que je raconte. Vous avez aussi ce genre d’amis.
Non, non, surtout n’allez pas consulter la liste de vos amis Facebook. Parmi les 427 personnes listées comme amis, je suppose que vos vrais amis y sont. Mais même s’ils n’y sont pas, ils sont dans une liste ô combien plus importante. Une liste que seul notre cœur gère, une liste qui ne compte pas plus de 5, voir au grand maximum 10 personnes.
Voilà, ce sont eux les vrais amis, ces 5 personnes qui vous connaisse. Qui ne juge pas. Qui seront là pour écouter (et être écouté).
Posez-vous la question suivante : j’ai des ennuis, je dois trouver à me loger ce soir, chez qui pourrais-je débarquer avec mon sac, à 20h, pour loger ?
Il n’y aura pas 427 réponses à cette question.
Alors, pour une fois, le titre de mon post n’est pas l’idée principale, mais c’est une phrase de la chanson.
J’en profite aussi pour remercier mes amis, ces quelques personnes qui sont et seront là. Qui ont une pensée pour moi de temps en temps.
Sachez que je pense à vous souvent aussi.
Et surtout, « Je ne suis riche que de mes amis, Mes amis, C'est dit »
---
C’est dit, Calogero, 2009
Ok, voilà, j’assume.
Mais, il y a quelques jours, en discutant avec un ami, on a parlé d’argent. Des avoirs, de la nécessité d’avoir telle voiture ou tel « avoir ». En discutant, on était d’accord sur le fait que, si j’apprécie les belles choses et le matériel, je pourrais aussi m’en passer. Je dirais que quand tout va bien, j’aime les choses et le luxe. Si un jour il faut, je peux me contenter de moins.
Bon, là n’est pas le point de ce post, et n’a pas encore de lien avec le chanteur précité.
Plus loin dans notre conversation, il parle de richesse, et me dit que d’un certain point de vue, je suis riche. Je lui réponds « je suis riche de mes amis ». Cette phrase m’est venue comme cela. Non, je ne dirai pas que je l’ai inventée, non, je ne suis pas philosophe. Elle vient de quelque part, je m’en rends compte. J’ai dû l’entendre ou la lire.
Et lui, de me dire : « comme le dit Calogero ».
Voilà le lien, entre ma conversation et Calogero.
Sans m’en rendre compte, j’ai dans mon subconscient enregistré cette phrase. Et, elle a du faire écho en moi. Et ce satané subconscient en a profité pour la ressortir au bon moment (surtout avec cet ami là… qui n’en rate pas une pour me remettre sur la route ou développer le moindre lapsus).
Depuis, j’ai pensé un peu plus aux amis. Aux vrais. Pas ceux que l’on rencontre pour un été. Pas ceux qui le devienne simplement car on a mis le terme « ami » ou car on travaille tous les jours avec eux… alors… ben tu comprends….
Non, je veux parler des vrais amis. Ceux qui vous acceptent tel que vous êtes. Avec bien sur vos qualités, mais surtout qui ont appris à faire avec vos défauts (je ne dirai jamais qu’ils acceptent les défauts, non, ils ont simplement trouvé le moyen de « faire avec »).
Ces amis qui vous disent bonjour comme si on s’était vu la veille.
Je suis certain que vous comprenez ce que je raconte. Vous avez aussi ce genre d’amis.
Non, non, surtout n’allez pas consulter la liste de vos amis Facebook. Parmi les 427 personnes listées comme amis, je suppose que vos vrais amis y sont. Mais même s’ils n’y sont pas, ils sont dans une liste ô combien plus importante. Une liste que seul notre cœur gère, une liste qui ne compte pas plus de 5, voir au grand maximum 10 personnes.
Voilà, ce sont eux les vrais amis, ces 5 personnes qui vous connaisse. Qui ne juge pas. Qui seront là pour écouter (et être écouté).
Posez-vous la question suivante : j’ai des ennuis, je dois trouver à me loger ce soir, chez qui pourrais-je débarquer avec mon sac, à 20h, pour loger ?
Il n’y aura pas 427 réponses à cette question.
Alors, pour une fois, le titre de mon post n’est pas l’idée principale, mais c’est une phrase de la chanson.
J’en profite aussi pour remercier mes amis, ces quelques personnes qui sont et seront là. Qui ont une pensée pour moi de temps en temps.
Sachez que je pense à vous souvent aussi.
Et surtout, « Je ne suis riche que de mes amis, Mes amis, C'est dit »
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C’est dit, Calogero, 2009
mercredi 26 janvier 2011
Merci patron
Le travail d’entreprise, de bureau. Le travail avec les collègues. Est-ce un bienfait ou pas ?
Je crois profondément que oui. Ok, il faut faire des concessions, on ne s’entend pas toujours avec tout le monde.
Mais, c’est chouette quand même de croiser des gens. De pouvoir échanger des idées, des points de vue.
Déjà, le plaisir de la pause café, lors de laquelle vous pourrez parler de ce que vous avez regardé hier soir, de votre belle-mère ou des travaux à la maison.
Oui, on va aussi vite dévier sur le travail, sur le chef et les autres collègues.
Quelque part, ce moment de « liberté » est une soupape de sécurité.
Mais revenons au travail, au « bureau ». On ne choisis pas ses collègues, tout comme on ne choisi pas sa famille. On les subits, sans vouloir en fâcher aucun, bien sur…
Je crois profondément que oui. Ok, il faut faire des concessions, on ne s’entend pas toujours avec tout le monde.
Mais, c’est chouette quand même de croiser des gens. De pouvoir échanger des idées, des points de vue.
Déjà, le plaisir de la pause café, lors de laquelle vous pourrez parler de ce que vous avez regardé hier soir, de votre belle-mère ou des travaux à la maison.
Oui, on va aussi vite dévier sur le travail, sur le chef et les autres collègues.
Quelque part, ce moment de « liberté » est une soupape de sécurité.
Mais revenons au travail, au « bureau ». On ne choisis pas ses collègues, tout comme on ne choisi pas sa famille. On les subits, sans vouloir en fâcher aucun, bien sur…
samedi 15 janvier 2011
Ça ira mieux demain
J’avais en tête, encore une fois, d’écrire un petit texte sur la difficulté de ma vie. J’allais encore me plaindre. Et quand je relis quelques posts que j’ai… postés, je me rends compte que je me plains souvent.
Je n’ai pas le morale, je veux dormir, etc.
Et, ce post ci était du même acabit. Me disant que bon, aller, j’ai encore eu des emmer… mais que cela ira mieux demain. J’allais vous parler de mes problèmes rencontrés hier.
Je n’ai pas le morale, je veux dormir, etc.
Et, ce post ci était du même acabit. Me disant que bon, aller, j’ai encore eu des emmer… mais que cela ira mieux demain. J’allais vous parler de mes problèmes rencontrés hier.
lundi 3 janvier 2011
Qu’y a-t-il de changé ?
Comment, mais comment ais-je fais pour tenir 1 an. 1 an sans écrire sur un blog. Ok, je sais, c’est une douce combinaison de plusieurs raisons.
D’abord, 2010. Je ne dirai pas que ce fut une bonne année. Je ne sais pas pour le vin ou les autres produits millésimés, mais personnellement c’était un peu une « annus horribilis » (non, messieurs les censeurs, ce n’est pas osé ce que je dis là).
D’abord, 2010. Je ne dirai pas que ce fut une bonne année. Je ne sais pas pour le vin ou les autres produits millésimés, mais personnellement c’était un peu une « annus horribilis » (non, messieurs les censeurs, ce n’est pas osé ce que je dis là).
lundi 30 novembre 2009
Le monde est stone
Non, je ne parlerai pas du monde. Stone ou non, je n’ai pas envie de débattre cette fois-ci sur ce point précis (ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas d’opinion sur ce fait...)
Non, je prendrai cette chanson pour une de ses phrases très connue : j’voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte,....
Je suis moi-même stone, mais je voudrais aussi seulement dormir.
Non, je prendrai cette chanson pour une de ses phrases très connue : j’voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte,....
Je suis moi-même stone, mais je voudrais aussi seulement dormir.
jeudi 19 novembre 2009
Vue du ciel
Me voilà à nouveau confronté au départ, à la disparition, à la mort pour être précis.
Depuis que j’ai commencé ce blog, je l’avoue il y a quelques temps maintenant, j’ai connu des disparitions. Touchantes ou plus lointaines.
Mais toujours, je ressors mes théories, ma propre croyance et religion.
Et, j’essaie de partager cela avec les personnes de mon entourage, pour à la fois me convaincre et aussi réconforter les gens.
Pour moi, il y a un après. Nous existons, sous une autre forme, dans l’au-delà. Nous ne sommes pas des anges (cela se saurait), mais bien des esprits. Et, si le lien affectif est assez fort, une interaction est encore possible. Non, pas comme dans Poltergeist ou d’autres films d’horreur, ni comme dans Ghost (quoi que, c’est assez proche). Mais par la pensée, par des aides, par le fait de ‘sentir’ la personne disparue.
J’ai personnellement vécu cela dans ma jeunesse. Quand mon grand-père est décédé, je n’ai pas été trop affecté (j’étais jeune et ma foi pas tellement proche de lui). Mais très vite j’ai senti sa présence et l’aide qu’il m’apportait.
A certaines occasions, je trouvais que j’avais eu pas mal de chance (en évitant de tomber, en retrouvant un objet,...) et sans le vouloir, j’avais mon grand-père en tête, et l’intime conviction qu’il y était pour quelque chose.
Et j’ai vécu de la sorte pendant des années, sachant qu’il était là et me protégeait, me guidait et m’aidait.
Puis, un jour, j’ai ressenti le fait qu’il n’était plus là.
J’ai parfois encore ce sentiment, mais avec ma tante. Pas une aide constante, ni une présence. Mais de temps en temps un ressenti qui me fait dire qu’elle est dans le coin.
Sans être jugé, sans que cela me gène dans ma vie quotidienne, juste le ressenti rassurant.
Je crois aux anges, je crois à la réincarnation et aussi aux âmes. Est-ce que je crois aux démons... oui (j’en connais un).
Donc, pour en revenir au sujet, quand une personne disparait, je suis bien sur affecté, triste,... Mais pour moi ce n’est pas une fin. Et je ne dirai jamais « adieu », mais « au revoir ». Bien sur, on ne saura plus appeler la personne pour demander une recette de cuisine, ou passer la voir pour manger un bout. Mais elle est encore là.
Je ne sais plus qui à dit : « les gens ne meurent vraiment que quand on les a oubliés ».
Je peux aussi me poser des questions, et m’analyser. Est-ce qu’en fait, le fait de croire en l’au-delà, n’est-ce pas simplement une ruse de ma part pour me rassurer sur la mort ? N’est-ce pas un déni ?
Je ne sais pas, peut-être. Cela me rassure et m’apaise. Et franchement, on profite bien mieux de la vie quand on n’a pas peur de la fin.
Ok, je ne veux pas rentrer ici dans le débat de la souffrance. Vieillir, ok, mais dans quelles conditions ? J’aimerais vivre longtemps, pour encore faire et découvrir un maximum de choses. Mais je n’ai pas envie de passer mes dernières années cloué sur un lit ou ne me souvenant pas de ma vie.
Là c’est Brel qui disait (dans une chanson) : « Mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir ».
Alors, profitons un maximum de la vie. Profitons aussi de tous ceux qui sont près de nous. Si on a le temps de dire au revoir, il faut le faire ! ne surtout pas laisser de choses en suspend ou des non-dit quand la personne part, cela ne donne que des regrets.
Et puis, quand la personne est partie, penser à elle (pas trop quand même hein, sinon son âme ne peut pas s’élever... mais ce sera un autre débat).
Et comme le disait le philosophe François Valéry : « aimons-nous vivants ». tant qu’à faire, c’est mieux.
Vue du ciel, Zazie, 2007
Depuis que j’ai commencé ce blog, je l’avoue il y a quelques temps maintenant, j’ai connu des disparitions. Touchantes ou plus lointaines.
Mais toujours, je ressors mes théories, ma propre croyance et religion.
Et, j’essaie de partager cela avec les personnes de mon entourage, pour à la fois me convaincre et aussi réconforter les gens.
Pour moi, il y a un après. Nous existons, sous une autre forme, dans l’au-delà. Nous ne sommes pas des anges (cela se saurait), mais bien des esprits. Et, si le lien affectif est assez fort, une interaction est encore possible. Non, pas comme dans Poltergeist ou d’autres films d’horreur, ni comme dans Ghost (quoi que, c’est assez proche). Mais par la pensée, par des aides, par le fait de ‘sentir’ la personne disparue.
J’ai personnellement vécu cela dans ma jeunesse. Quand mon grand-père est décédé, je n’ai pas été trop affecté (j’étais jeune et ma foi pas tellement proche de lui). Mais très vite j’ai senti sa présence et l’aide qu’il m’apportait.
A certaines occasions, je trouvais que j’avais eu pas mal de chance (en évitant de tomber, en retrouvant un objet,...) et sans le vouloir, j’avais mon grand-père en tête, et l’intime conviction qu’il y était pour quelque chose.
Et j’ai vécu de la sorte pendant des années, sachant qu’il était là et me protégeait, me guidait et m’aidait.
Puis, un jour, j’ai ressenti le fait qu’il n’était plus là.
J’ai parfois encore ce sentiment, mais avec ma tante. Pas une aide constante, ni une présence. Mais de temps en temps un ressenti qui me fait dire qu’elle est dans le coin.
Sans être jugé, sans que cela me gène dans ma vie quotidienne, juste le ressenti rassurant.
Je crois aux anges, je crois à la réincarnation et aussi aux âmes. Est-ce que je crois aux démons... oui (j’en connais un).
Donc, pour en revenir au sujet, quand une personne disparait, je suis bien sur affecté, triste,... Mais pour moi ce n’est pas une fin. Et je ne dirai jamais « adieu », mais « au revoir ». Bien sur, on ne saura plus appeler la personne pour demander une recette de cuisine, ou passer la voir pour manger un bout. Mais elle est encore là.
Je ne sais plus qui à dit : « les gens ne meurent vraiment que quand on les a oubliés ».
Je peux aussi me poser des questions, et m’analyser. Est-ce qu’en fait, le fait de croire en l’au-delà, n’est-ce pas simplement une ruse de ma part pour me rassurer sur la mort ? N’est-ce pas un déni ?
Je ne sais pas, peut-être. Cela me rassure et m’apaise. Et franchement, on profite bien mieux de la vie quand on n’a pas peur de la fin.
Ok, je ne veux pas rentrer ici dans le débat de la souffrance. Vieillir, ok, mais dans quelles conditions ? J’aimerais vivre longtemps, pour encore faire et découvrir un maximum de choses. Mais je n’ai pas envie de passer mes dernières années cloué sur un lit ou ne me souvenant pas de ma vie.
Là c’est Brel qui disait (dans une chanson) : « Mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir ».
Alors, profitons un maximum de la vie. Profitons aussi de tous ceux qui sont près de nous. Si on a le temps de dire au revoir, il faut le faire ! ne surtout pas laisser de choses en suspend ou des non-dit quand la personne part, cela ne donne que des regrets.
Et puis, quand la personne est partie, penser à elle (pas trop quand même hein, sinon son âme ne peut pas s’élever... mais ce sera un autre débat).
Et comme le disait le philosophe François Valéry : « aimons-nous vivants ». tant qu’à faire, c’est mieux.
Vue du ciel, Zazie, 2007
mercredi 18 novembre 2009
Il faut tourner la page
« Changer de paysage, le pied sur une berge vierge ». Ho que oui, ce serait tellement bien de pouvoir parfois tourner une page et recommencer, sur une terre vierge. Une terre où l’on n’est pas connu, une terre sur laquelle on peut se lancer sans aprioris et surtout où l’on peu oser.
Mais, est-il possible de faire cela ?
Est-ce que la page ne fait pas toujours partie d’un ensemble ? Le livre de la vie ?
Tourner une page, est-ce commencer un nouveau chapitre ?
D’ici quelques semaines, je tournerai une page de près de 10 ans. 10 ans de travail dans le même service, avec les mêmes collègues. Ce ne fut pas répétitif, non. On a eu de bons et de moins bons managers. Belges, Hollandais,...
Je dois bien avouer qu’au début, ce fut mieux qu’à la fin. Mais n’est-ce pas comme cela un peu partout ?
J’ai connu une boîte très sympa, une véritable ambiance.
Pas seulement grâce aux drink que nous faisions régulièrement (décidément, vous allez penser que je suis un alcoolique notoire !) mais surtout par la véritable ambiance sur le plateau. On se faisait des blagues, des cadeaux, des surprises,....
On se connaissait bien et on s’aidait.
Et puis il y a eu les premières crises dans la boîte, la crise de direction surtout. Quand nous n’étions plus des employés, mais des chiffres. On coute cher, il faut faire partir les externes,.... bref, il faut que l’on rapporte des sous aux actionnaires, même si en interne on ressent cela comme une négligence. Les premiers collègues partent, l’ambiance se dégrade.
Puis, on fusionne avec d’autres pays, et là, ce sont tous les managers qui deviennent hollandais.
Je n’ai rien personnellement contre les hollandais, ni contre les Pays-Bas (j’y vais régulièrement et l’entend bien avec eux), mais dans le boulot, cela n’allait pas. Les belges et les hollandais ont quand même des idées fort différentes dans la gestion, dans le management.
Alors, quand une équipe entière de belge es dirigées par une colonne entière de hollandais, cela ne va pas. Et le clash est là.
Chacun travail dans son coin, on ne collabore pas. Et encore des collègues qui partent.
Puis tout s’accélère, problème avec la boîte, problème de gestion e rachat.
Là, on est devenu français. Pour le moment, pas encore de changement, mais on attend que les managers arrivent.
Bref, tout cela fait qu’après de très bons moments, un travail très intéressant, ben il faut tourner la page.
Il faut surtout pouvoir écrire le point final sur la page en cours, pour tourner et commencer sur une nouvelle page un nouveau chapitre.
Et le point final est tout aussi difficile que le « tournage » de page.
Mais une fois cela fait, que cela fait du bien !
Je vous tiendrai au courant, l’année prochaine, si le nouveau chapitre est aussi passionnant.
Il faut tourner la page, Claude Nougaro, 1987
Mais, est-il possible de faire cela ?
Est-ce que la page ne fait pas toujours partie d’un ensemble ? Le livre de la vie ?
Tourner une page, est-ce commencer un nouveau chapitre ?
D’ici quelques semaines, je tournerai une page de près de 10 ans. 10 ans de travail dans le même service, avec les mêmes collègues. Ce ne fut pas répétitif, non. On a eu de bons et de moins bons managers. Belges, Hollandais,...
Je dois bien avouer qu’au début, ce fut mieux qu’à la fin. Mais n’est-ce pas comme cela un peu partout ?
J’ai connu une boîte très sympa, une véritable ambiance.
Pas seulement grâce aux drink que nous faisions régulièrement (décidément, vous allez penser que je suis un alcoolique notoire !) mais surtout par la véritable ambiance sur le plateau. On se faisait des blagues, des cadeaux, des surprises,....
On se connaissait bien et on s’aidait.
Et puis il y a eu les premières crises dans la boîte, la crise de direction surtout. Quand nous n’étions plus des employés, mais des chiffres. On coute cher, il faut faire partir les externes,.... bref, il faut que l’on rapporte des sous aux actionnaires, même si en interne on ressent cela comme une négligence. Les premiers collègues partent, l’ambiance se dégrade.
Puis, on fusionne avec d’autres pays, et là, ce sont tous les managers qui deviennent hollandais.
Je n’ai rien personnellement contre les hollandais, ni contre les Pays-Bas (j’y vais régulièrement et l’entend bien avec eux), mais dans le boulot, cela n’allait pas. Les belges et les hollandais ont quand même des idées fort différentes dans la gestion, dans le management.
Alors, quand une équipe entière de belge es dirigées par une colonne entière de hollandais, cela ne va pas. Et le clash est là.
Chacun travail dans son coin, on ne collabore pas. Et encore des collègues qui partent.
Puis tout s’accélère, problème avec la boîte, problème de gestion e rachat.
Là, on est devenu français. Pour le moment, pas encore de changement, mais on attend que les managers arrivent.
Bref, tout cela fait qu’après de très bons moments, un travail très intéressant, ben il faut tourner la page.
Il faut surtout pouvoir écrire le point final sur la page en cours, pour tourner et commencer sur une nouvelle page un nouveau chapitre.
Et le point final est tout aussi difficile que le « tournage » de page.
Mais une fois cela fait, que cela fait du bien !
Je vous tiendrai au courant, l’année prochaine, si le nouveau chapitre est aussi passionnant.
Il faut tourner la page, Claude Nougaro, 1987
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