Me voilà à nouveau confronté au départ, à la disparition, à la mort pour être précis.
Depuis que j’ai commencé ce blog, je l’avoue il y a quelques temps maintenant, j’ai connu des disparitions. Touchantes ou plus lointaines.
Mais toujours, je ressors mes théories, ma propre croyance et religion.
Et, j’essaie de partager cela avec les personnes de mon entourage, pour à la fois me convaincre et aussi réconforter les gens.
Pour moi, il y a un après. Nous existons, sous une autre forme, dans l’au-delà. Nous ne sommes pas des anges (cela se saurait), mais bien des esprits. Et, si le lien affectif est assez fort, une interaction est encore possible. Non, pas comme dans Poltergeist ou d’autres films d’horreur, ni comme dans Ghost (quoi que, c’est assez proche). Mais par la pensée, par des aides, par le fait de ‘sentir’ la personne disparue.
J’ai personnellement vécu cela dans ma jeunesse. Quand mon grand-père est décédé, je n’ai pas été trop affecté (j’étais jeune et ma foi pas tellement proche de lui). Mais très vite j’ai senti sa présence et l’aide qu’il m’apportait.
A certaines occasions, je trouvais que j’avais eu pas mal de chance (en évitant de tomber, en retrouvant un objet,...) et sans le vouloir, j’avais mon grand-père en tête, et l’intime conviction qu’il y était pour quelque chose.
Et j’ai vécu de la sorte pendant des années, sachant qu’il était là et me protégeait, me guidait et m’aidait.
Puis, un jour, j’ai ressenti le fait qu’il n’était plus là.
J’ai parfois encore ce sentiment, mais avec ma tante. Pas une aide constante, ni une présence. Mais de temps en temps un ressenti qui me fait dire qu’elle est dans le coin.
Sans être jugé, sans que cela me gène dans ma vie quotidienne, juste le ressenti rassurant.
Je crois aux anges, je crois à la réincarnation et aussi aux âmes. Est-ce que je crois aux démons... oui (j’en connais un).
Donc, pour en revenir au sujet, quand une personne disparait, je suis bien sur affecté, triste,... Mais pour moi ce n’est pas une fin. Et je ne dirai jamais « adieu », mais « au revoir ». Bien sur, on ne saura plus appeler la personne pour demander une recette de cuisine, ou passer la voir pour manger un bout. Mais elle est encore là.
Je ne sais plus qui à dit : « les gens ne meurent vraiment que quand on les a oubliés ».
Je peux aussi me poser des questions, et m’analyser. Est-ce qu’en fait, le fait de croire en l’au-delà, n’est-ce pas simplement une ruse de ma part pour me rassurer sur la mort ? N’est-ce pas un déni ?
Je ne sais pas, peut-être. Cela me rassure et m’apaise. Et franchement, on profite bien mieux de la vie quand on n’a pas peur de la fin.
Ok, je ne veux pas rentrer ici dans le débat de la souffrance. Vieillir, ok, mais dans quelles conditions ? J’aimerais vivre longtemps, pour encore faire et découvrir un maximum de choses. Mais je n’ai pas envie de passer mes dernières années cloué sur un lit ou ne me souvenant pas de ma vie.
Là c’est Brel qui disait (dans une chanson) : « Mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir ».
Alors, profitons un maximum de la vie. Profitons aussi de tous ceux qui sont près de nous. Si on a le temps de dire au revoir, il faut le faire ! ne surtout pas laisser de choses en suspend ou des non-dit quand la personne part, cela ne donne que des regrets.
Et puis, quand la personne est partie, penser à elle (pas trop quand même hein, sinon son âme ne peut pas s’élever... mais ce sera un autre débat).
Et comme le disait le philosophe François Valéry : « aimons-nous vivants ». tant qu’à faire, c’est mieux.
Vue du ciel, Zazie, 2007
jeudi 19 novembre 2009
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