Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blog. Afficher tous les articles

jeudi 16 octobre 2025

Allons voir

l'appel du large, c'est une vieille histoire. on a tous, un matin, senti cette poussée intérieure qui nous murmure qu'ailleurs, les choses seraient plus simples, plus belles, que le soleil y brillerait sans l'ombre de nos soucis habituels.

on se raconte l'histoire, celle de l'herbe plus verte, luxuriante et accueillante, qui nous attend de l'autre côté de la colline.
on part, alors, avec l'idée d'un choix, celui d'améliorer son sort, de devenir la meilleure version de soi-même loin des regards familiers. mais, ce que le récit de l'herbe omet souvent, c'est l'urgence, la nécessité brute qui dicte le départ.

pour certains, il ne s'agit pas d'une quête d'un mieux hypothétique, mais de la recherche d'une herbe, tout simplement, parce que la terre natale est devenue aride. le mouvement n'est pas un luxe, c'est une survie. et là, l'histoire se complique, car si l'on quitte un désert, rien ne garantit l'arrivée en oasis.

parfois, l'herbe tant espérée n'existe pas, ou n'est qu'une maigre touffe chétive sur un sol tout aussi sec. plus douloureux encore, l'herbe est là, mais le jardinier vous la refuse. on réalise alors que l'accueil n'est pas une évidence, que la nouvelle terre a ses propres barrières, ses codes secrets, ses portes fermées aux étrangers. on devient l'intrus, celui dont la présence dérange, celui qu'on ne veut pas acclimater. l'espoir se heurte à la réalité d'une hostilité sourde, d'une solitude multipliée.

c'est l'amer constat du retour, parfois inéluctable. on rentre non par choix romantique, mais par l'épuisement de l'effort, par le rejet de la terre promise, ou simplement parce que le manque, ce poids invisible, est devenu trop lourd à porter. ce n'est pas seulement la nostalgie d'un lieu qui ramène, c'est le besoin viscéral de retrouver un ancrage, d'être reconnu et aimé, même au milieu des défauts de son propre pays. et l'on découvre, en revenant, que le voyage le plus difficile n'est pas celui qui nous éloigne, mais celui qui nous ramène, enrichi d'une déception, certes, mais surtout d'une vérité essentielle : l'herbe, même la moins verte, est toujours mieux chez soi, à condition d'y être enfin chez soi, vraiment.

l'exil forcé, suivi du retour contraint, dessine une boucle de l'âme où la seule quête valable est peut-être celle de l'acceptation, ici ou ailleurs, mais toujours de soi-même.

---

Allon voir, Feu ! Chatterton, 2025

mercredi 15 novembre 2017

Chained to the rythm

Il y a des moments lors desquels on se pose des questions. On sent bien que cela ne tourne plus tellement rond. On est enchaîné à un rythme qui nous est imposé par ce qui nous entoure.

Et cela ne va pas s’améliorer, quand un site social ne nous montre que ce que nous voulons, quand un site marchand ne propose que ce qui nous intéresse, on a vite l’impression que tout ce que nous pensons et achetons est la vérité et nous correspond.

Mais où est l’esprit critique ? Où se trouve la découverte, le nouveau, l'inattendu ? Et on se pose des questions ; va-t-on descendre de ce manège qui dirige notre vie, va-t-on regarder si l’herbe synthétique du voisin est plus verte ?
Puis, en plein questionnement presque inconscient, arrive des évènements. Le monde change, de loin, mais notre petit monde change aussi, et les changements se rapprochent de plus en plus. Sans trop le vouloir, sans trop s’en rendre compte, les informations arrivent à nos oreilles, les faits et les espérances sont à notre porte. Et puis ces évènements se rapprochent. En quelques jours, j’entends parler d’une disparition, d’une opération, de problèmes de travail.... je pourrais sans problème continuer ma vie, un peu régler mes œillères et continuer. Mais non, n’étant déjà pas d’un caractère de mouton (ok, j’avoue, je me découvre et je change aussi, je fus un mouton), j’écoute et je veux le changement.

Si déjà je sens que personnellement je change, je serai d’autant plus réceptif au changement du monde. Et si je n’entends pas assez clairement le changement de la planète et de ses habitants, cela se rapproche pour mieux me faire passer le message.
Rien n’est pour toujours, mais en dehors de ces changements évolutifs dû au temps, il y a les courants de penser, il y a les courants alimentaire, il y a les courants de ce monde alternatif qui profite aussi des moyens modernes de communication pour se faire entendre.
Et cela commence à faire un réseau, un maillage, un filet dans lequel les habitudes se prennent les pieds.

De tous temps les choses ont évolués, en bien ou en mal, et ce sera à nous de prendre le volant en main pour savoir où nous voulons aller.
Oui, on peut décider de s’accrocher à une branche, dans le courant de la rivière, et se battre pour que rien ne change, pour que le paysage et l’endroit où l’on se trouve ne change pas, mais cela demande un effort. Alors pourquoi ne pas lâcher, et simplement regarder où va la rivière, profiter du courant pour regarder un nouveau paysage, de temps en temps décider si on prend à droite ou à gauche lors d’une fourche, regarder les autres qui ont décidé de prendre le bateau pour encore moins d’effort et plus de confort, mais qui du coup on délégué leur destiné au capitaine du bateau.

Et puis, si finalement on était juste fou, et qu’on décide de sortir de la rivière et qu’on commence un peu à visiter la berge ? Nous sommes enchaîné au rythme de la vie, mais rien ne nous empêche de commencer par changer la chanson qui passe.

---

Chained to the rythm, Katy Perry, 2017

mercredi 19 novembre 2014

Les histoires d'A

serait-ce possible que, par peur de la rupture, nous ne commencions jamais de relation ? tout comme le chat échaudé qui craint l’eau, fusse-t-elle froide.

l’humain, par défaut, va choisir la simplicité. il est plus facile de rejeter la faute sur l’autre que de se repositionner, il est plus facile de ne rien faire que de bouger, il et plus facile de manger un truc tout fait que de préparer le repas. je généralise, bien sûr, mais tel est l’humain, autant le savoir.

alors, quand on va sur le terrain des sentiments, quoi de plus douloureux, parfois brutal et inattendu qu’une rupture. même si vous êtes du côté qui rompt, vous avez aussi le bouleversement émotionnel, juste quelques temps avant l’annonce et cela vous prépare.

donc, revenons au chemin le plus facile et à la douleur d’une fin de relation. pour ne pas souffrir, autant ne pas commencer, cela me parait logique.
on est conscient, parfois, mais souvent c’est notre inconscient qui se charge de la besogne. pour notre mieux, pour notre facilité, tout un tas de services, d’équipements de base sont présent dans le cerveau, se mettant en route dès que le besoin s’en fait sentir. parfois, avant que ce besoin ne soit là.
et donc, pour ne pas souffrir d’une rupture, autant ne pas la commencer. cela ne s’appliquera pas aux masochistes ou sadiques, bien sûr.

voilà, nous développons une sécurité, une barrière, une zone « danger » pour ne pas entrer dans une relation qui finira mal. de toutes façons, les histoires d’amours finissent mal, en général.

mais alors (puisqu’il y a bien toujours un mais), si nous n’osons plus, comment savoir si nous ne passons pas à côté de cette relation qui serait celle qui ne nous apporte aucune peine, mais que du bonheur ? je ne sais pas si elle existe, mais elle peut en tous cas apporter des années de bonheur.
si le chat échaudé craint l’eau froide, on dit aussi que qui n’essaie rien, n’a rien (et tant va la cruche à l’eau…).

le cerveau, dans son système ABS de sauvegarde, a-t-il prévu aussi ce cas-là ? prendre un risque est parfois bénéfique.

finalement, est-ce que le mieux ne serait pas de tenter le coup, tout en sachant les risques que l’on prend ? tout comme on accepte les risque d’une opération à coeur ouvert, les risques en voiture, les risques en prenant un médicament ; on pourrait très bien commencer une relation en connaissant les risques, et donc au moins les prendre.

en attendant, osez, car seul ceux qui ne font rien ne font jamais d’erreur.

---

les histoires d’A, Les Rita Mitsouko, 1986

mercredi 18 novembre 2009

Tient! un blog...

Tient ! j’avais un blog moi...

J’avais oublié ça. Bah, comme tant d’autres chose que j’ai du laisser sur la toile, et que j’ai oublié. Mon nom doit trainer dans des sites de poésies, dans des commentaires de site de programmations,....
Je devrais un jour chercher par Google tient ! mais est-ce que je veux vraiment retrouvé tout ce que j’ai fait ? heu.... ok, il vaut mieux ne pas répondre.
Même si j’assume tout ce que j’ai fait, je dirais que le passé est passé (sinon, on appellerait peut-être « le passé » « le futur », non ? si ce qui est passé s’appelle de la sorte, y’a bien une raison).

Bon, ben maintenant que j’ai retrouvé ce blog, y’a plus qu’à....

Je vais essayer d’en faire un blog perso. De parler un peu plus de mes passions : poésies, écriture, peinture, sculpture et bien sur l’art dramatique ! je vais mettre certainement en ligne des photos des répétitions du spectacle « décrocher la lune » de Franco Dragone.

Et puis, le prochain truc sympa, ce sera la représentation de scènes du « Père Noël est une ordure »..... tient... ; mais pourquoi je fait le trav ??? bah, on va dire aussi qu’un moment donné, ce sera du passé.