« Changer de paysage, le pied sur une berge vierge ». Ho que oui, ce serait tellement bien de pouvoir parfois tourner une page et recommencer, sur une terre vierge. Une terre où l’on n’est pas connu, une terre sur laquelle on peut se lancer sans aprioris et surtout où l’on peu oser.
Mais, est-il possible de faire cela ?
Est-ce que la page ne fait pas toujours partie d’un ensemble ? Le livre de la vie ?
Tourner une page, est-ce commencer un nouveau chapitre ?
D’ici quelques semaines, je tournerai une page de près de 10 ans. 10 ans de travail dans le même service, avec les mêmes collègues. Ce ne fut pas répétitif, non. On a eu de bons et de moins bons managers. Belges, Hollandais,...
Je dois bien avouer qu’au début, ce fut mieux qu’à la fin. Mais n’est-ce pas comme cela un peu partout ?
J’ai connu une boîte très sympa, une véritable ambiance.
Pas seulement grâce aux drink que nous faisions régulièrement (décidément, vous allez penser que je suis un alcoolique notoire !) mais surtout par la véritable ambiance sur le plateau. On se faisait des blagues, des cadeaux, des surprises,....
On se connaissait bien et on s’aidait.
Et puis il y a eu les premières crises dans la boîte, la crise de direction surtout. Quand nous n’étions plus des employés, mais des chiffres. On coute cher, il faut faire partir les externes,.... bref, il faut que l’on rapporte des sous aux actionnaires, même si en interne on ressent cela comme une négligence. Les premiers collègues partent, l’ambiance se dégrade.
Puis, on fusionne avec d’autres pays, et là, ce sont tous les managers qui deviennent hollandais.
Je n’ai rien personnellement contre les hollandais, ni contre les Pays-Bas (j’y vais régulièrement et l’entend bien avec eux), mais dans le boulot, cela n’allait pas. Les belges et les hollandais ont quand même des idées fort différentes dans la gestion, dans le management.
Alors, quand une équipe entière de belge es dirigées par une colonne entière de hollandais, cela ne va pas. Et le clash est là.
Chacun travail dans son coin, on ne collabore pas. Et encore des collègues qui partent.
Puis tout s’accélère, problème avec la boîte, problème de gestion e rachat.
Là, on est devenu français. Pour le moment, pas encore de changement, mais on attend que les managers arrivent.
Bref, tout cela fait qu’après de très bons moments, un travail très intéressant, ben il faut tourner la page.
Il faut surtout pouvoir écrire le point final sur la page en cours, pour tourner et commencer sur une nouvelle page un nouveau chapitre.
Et le point final est tout aussi difficile que le « tournage » de page.
Mais une fois cela fait, que cela fait du bien !
Je vous tiendrai au courant, l’année prochaine, si le nouveau chapitre est aussi passionnant.
Il faut tourner la page, Claude Nougaro, 1987
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