samedi 5 janvier 2013

Mundo Loco

Bonne année, bonne santé,....

2013 est arrivé, et j'ai attendu un peu avant de me prononcer. Mais non, finalement rien n'a changé.

Malheureusement les gens que l'on aime sont toujours malade, la situation financière ne s'améliore pas, on enferme toujours des personnes pour leur orientation politique ou sexuelle, on pollue toujours autant la planète.

Malheureusement, on est toujours malheureux car on n'a pas le dernier téléphone à la mode, car il manque toujours la dernière pièce à sa collection, car le voisin à une voiture plus puissante que la notre. 

Malheureusement, il reste toujours des personnes qui sont dans la rue alors qu'elles ont vraiment envie de s'en sortir, car on jette toujours des tonnes de nourritures dans des poubelles cadenassées. 

Malheureusement, on reste avec toutes ces questions qui commencent par "et si"... oui, "et si je lui avait dit je t'aime quand il était encore temps", "et si je n'avais pas commencé ce cours", "et si j'avais refusé ce projet". 

Malheureusement, on ne fera pas plus attention à ce que l'ont achète puisque c'est moins cher, on ne fera pas plus attention à ce que l'on jette puisque cela nous débarrasse.

Le monde est fou, oui, mais il n'en peut rien. Ce sont les gens qui sont dessus qui le sont. Oh je sais que c'est facile aussi de trouver la faute chez l'autre.

Le monde est fou, mais je le suis aussi, et je m’apitoie sur un sort. Au lieu de prendre ma vie en main et de sortir, de sourire à l'autre, d'aider quelqu'un, de décidé qu'à partir de maintenant JE change.
Mais c'est tellement facile de ne rien faire et d'attendre que l'autre va changer. Ça déculpabilise aussi. Je sais, je sais...

2013 est arrivé, et rien n'a changé. Mais tant que je ne changerai pas, rien ne changera. Et ni 2013, 2014 ou 2021 n'y feront rien.

Meilleurs voeux quand même, c'est gratuit, facile et cela ne coûte rien. Le prix d'un sms ou d'une carte peut-être. C'est fait à distance et sans mesure de résultats. Je n'ai pas été trouver toutes les personnes qui m'avait souhaité le bonheur, la santé et l'argent pour 2012, en leur demandant de me rendre des comptes.

Qui sait, peut-être que demain ou le mois prochain, cela ira mieux. Mais si on ne bouge pas personnellement, on ne peut que subir. Si on essaie, on pourra au moins se féliciter d'avoir essayé.

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Mundo Loco, Boulevard des airs, 2012

dimanche 13 mai 2012

Je marche seul

quoi de plus troublant que de se sentir seul, dans une foule. oui, c'est paradoxal, et pourtant je crois que cela nous est à tous un jour arrivé. moi, ce fut hier. lors de la gay pride, la "belgium pride" comme elle est appelée maintenant, je me suis sentis seul, perdu, différent des autres.

c’est un sentiment un peu étrange je trouve. autant de monde, autant d'animation, et je suis resté là, sur un bout de trottoir, avec la vie qui tournait autour de moi, et moi qui restais fixe.
juste un spectateur qui ne faisait plus partie du groupe.
et, bien sûr, dans ces cas la, les gens autour de vous ne vous voient pas. on devient juste transparent, semblable à un poteau ou une poubelle. on vous évite, quand même, mais il n'y a pas un regard, une attention. 

ce qui accentue encore plus ce sentiment, c'est qu'en regardant autour de moi, j'avais l'impression d'être vraiment le seul dans cet état la. tout le monde était accompagné, en couple ou en bande, riait, chantais avec le podium. mais personne n'était comme moi, fixe, en train de regarder le monde sans en faire partie.

il ne faut pas spécialement une foule de manifestation ou excessive pour que cela arrive. on peut aussi devenir spectateur de la vie, au bureau, dans la rue, au restaurant. le monde ne s’arrête pas du tout, il tourne simplement sans vous.

est-ce bien, est-ce mal ? je ne sais vraiment pas le dire. ce n’est pas triste en tous cas.

deux choses m'ont sortie de cet état, le retour à une réalité et une vie sociale par la réception d'un sms. ce qui m'a permis de converser avec un ami, et de lui dire qu'il me manquait. et puis, de revoir un visage du passé, à quelques mètres de là.

une fois sortit de ma torpeur, j'ai été le retrouver, et cela m'a remis dans la vie, dans le monde, actif parmi la foule.

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Je marche seul, Jean-Jacques Goldman, 1985

jeudi 19 avril 2012

Les jours où rien ne va


Je l'ai déjà dit et écrit, mais certain jour sont moins côtés que d'autres. Si demain est un autre jour et que cela ira mieux, il faut bien quand même vivre le jour présent. Même s'il y a des jours ou rien ne vas.
Ho, rien de très grave, j'espère. Des choses ennuyantes, des incertitudes, mais le tout qui pousse sur un terreau malade.

J'ai mal de gorge, le nez qui coule, la tête qui résonne et les oreilles bouchées. Je suis servi, merci, n'en rajoutez plus. Et malheureusement, sur cet état un peu lamentable, m'arrive des nouvelles variées qui ne sont pas trop géniales.

Alors oui, j'aurais préféré rester dans le fond de mon lit, et attendre simplement que le monde aille mieux, et moi de même.

J'ai envie de parler, de me confier, mais parfois je pense aussi que je casse un peu les oreilles des amis.

Alors, voilà, je reste avec mes mots sans exprimer mes maux, et inversement. Et ce n'est pas vraiment bon. Car, sans désamorcer les choses, cela devient des armes qui peuvent faire du mal.
Parler permet toujours de désamorcer les choses. Il n'est pas facile de parler. C'est tout comme être vrai, peu de gens y arrive, et ils sont souvent mal vu pour leur franchise. Alors que si tout le monde se parlait vrai, moins de maux grandiraient dans les coeurs.

Voilà encore de belles paroles, mais qui ne m'aide pas. Aller, si, un peu. Vider mon coeur par l'intermédiaire des doigts et le truchement du clavier permet de relativiser et coucher les choses.

Je vais quand même reprendre mes médications, et me soigner. Si l'être ne va pas, l'esprit non plus.

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Les jours où rien ne va, Christophe, 1973

mercredi 4 avril 2012

La quête

L’amour, l’amitié, le copinage et le libertinage.
Que choisir, pour autant que l’on ait le choix. Je me pose pas mal de question pour le moment.

Déjà, qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi a-t-on ce besoin de trouver l’autre ?
Et être célibataire, n’est-ce une option ? Entouré d’amis ; les uns que l’on fréquente sur une terrasse, les autres dans leurs lits. Oh oui bon, ça va, la morale bien-pensante, allez vous rhabiller. On n’est pas une trainée car on a plusieurs aventures.
Et puis la vie privée ne regarde que nous. Même si je l’admets, elle est de plus en plus étalée. Que ce soit ici, bien sûr, ou sur Facebook.

Mais revenons à nos amours.
Dans une optique hétérosexuelle, les couples se forment pour la reproduction.
Et oui, c’est bêtement animal, et chimique. Trouver l’autre partenaire pour que les enfants soient forts et résistant. Ha, ça casse un peu le mythe hein !
Mais alors, si on transpose cela en mode homosexuel, ça donne quoi ? On n’est pas vraiment là pour la reproduction, mais uniquement pour le plaisir et le partage.
Donc, est-ce encore chimique ? je crois que oui, puisque l’on peut aussi « tomber en amour ».

Et si, on pouvait être amoureux de plusieurs personnes à la fois. Pourquoi pas ? Ah ben non, car dans ce cas-là, c’est la jalousie qui pointe son petit bout de nez.
Et oui, moi je veux bien aimer deux personnes, mais je ne vais pas spécialement apprécier qu’elles aiment d’autres personnes. Je sais, c’est injustifié et trop injuste !

Mais pourquoi cette quête de l’amour, cette inaccessible étoile ? L’être humain est grégaire, ok, mais est-il fait pour être en couple ? Et si oui, l’est-il pour la vie ? Ou bien devrait-on instaurer des CDD aussi en amour ?

Tout cela me travaille en ce moment, je l’avoue, et j’en fais part.

Même si c’est ma vie privée.

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La quête, Jacques Brel, 1968

mardi 10 janvier 2012

Le géant Beaupré

Connaissez-vous l'histoire du géant Beaupré ? Pardon, l'histoire d'Édouard Beaupré, né en 1881 et mort à 23 ans ? Il me fait furieusement penser à la téléréalité. Vouloir à tout prix, montrer et s'exposer.

La particularité d'Edouard est qu'il n'était pas conscient de cela, puisqu'il fut montré, nu, pendant plus de 80 ans. La raison : il mesurait 2m50. À sa mort, il fut momifié, et puis exposé, dans une université, comme un monstre de foire. Surnommé le géant Beaupré, il est connu au Canada. En 1990, sa famille obtint de récupérer le corps, de l'incinérer et de lui offrir une sépulture décente.

Mais quand je regarde la télé réalité, et les déboires liés, cela me fait penser à cette histoire. On ferait tout pour passe à la tv. Pour avoir ses 15 minutes de gloires, comme l'avait prédit Andy Warhol. Une fois cette gloire atteinte, par divers procédé, on est enivré, drogué, et vite l'état de manque arrive. Alors, on apparaît dans la presse dite people, on fait le buzz, on fait tout et n'importe quoi pour que son nom, sa photo apparaisse encore. Et surtout, que dans la rue une reconnaissance soit encore présente.
Puis, quand même la drogue, la déchéance ne font plus vendre, pour certain ne reste que le suicide. Et là, pendant 1, parfois 2 jours, on a à nouveau un article dans un journal, voir une photo.

C'est bien triste, mais comme toute substance addictive, la notoriété est néfaste. Si certain participant de la téléréalité ont vécu cela pendant des jours ou des semaines, à mon humble niveau, j'ai eu ma seconde de gloire, passant aussi à la tv. Et je comprends le ressenti de ces personne. Être interpelé par un inconnu et qu'il vous parle car il vous a vu, cela a un côté piquant, troublant et presque excitant. Comme une ligne de coke, elle fait du bien sur le moment, mais fait vite appel à une seconde.

Edouard, lui, n'avait rien demandé, et aurait sans doute voulu vivre une vie normale, de début de siècle. Mais il passa presque tout le 20ème derrière une vitre. Non pas de l'écran de tv, mais celle d'une vitrine.

La notoriété est futile.

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Le géant Beaupré, Beau Dommage, 1974

mercredi 15 juin 2011

Le monde est fou

Rien de bien nouveau sur cette terre. Depuis les siècles et les millénaires, tout reste identique. Il y aura toujours des gentils et des méchants, la paix suivant la guerre, et le soleil après la pluie.

Rien ne change, ce n’est qu’un éternel recommencement. Mais, nous, venant sur cette terre pour 70 ou 80 ans, on espère que cela se passera bien. On découvre, petit, généralement que le monde est chouette. Ce sont des jeux, des découvertes. Je parle bien sûr pour les enfants du nord, riches, éduqués, en bonne santé. Dans trop de pays, même les enfants n’ont pas cette chance de voir un monde accueillant.

Bon, revenons à nous (non, non, je ne veux pas minimiser les enfants dont je viens de parler, mais si je prends statistiquement les personnes qui liront ce post, je me dis qu’ils ont un ordinateur, qu’ils savent lire,...), une fois l’enfance passée, on découvre la vie.
Les études pour essayer d’avoir un boulot, ou bien une passion. Le travail, qui est subit ou un plaisir. Une vie de couple, ou la recherche du partenaire.
Et puis, arrive la phase plus calme où l’on profite un peu plus de ce que l’on a. Les enfants, les animaux, la maison ou les vacances.

La vie passant, on devient plus serein, on profite, et puis on veut du calme et être plus loin des problèmes.

Tout cela peut se passer de la sorte quand on ne connait pas la maladie, les grandes souffrances, la misère...

Tout cela peut aussi se passer quand on nous laisse le temps de vivre, quand une autre personne ne va pas en décider autrement.
Sur terre, il y a nous, bien sûr, mais il y a les autres aussi ; et l’enfer c’est les autres, ne l’oublions pas.

Vous avez une vie, vous essayez de vous en sortir au mieux, et puis, votre chemin croise celui d’une autre personne. Vous n’avez rien demandé, mais tout va changer.

Et là, sans avoir encore eu le tiers de votre vie, tout s’arrête. Une autre personne, l’enfer, a décidé que votre vie le gênait.

Le monde est fou oui.

Le monde n’a pas de règle. Et on le subit. De plein fouet.

J’ai bien envie de dire qu’il faut en profiter tant qu’on le peut. Qu’il faut surtout être heureux, s’occuper de soi pour avoir le sourire et que les autres en profite. Oui, il faut cela. Mais, il faut aussi qu’on nous en laisse le temps, et que l’enfer, que les autres aient la même idée. Qu’ils s’occupent d’eux seul pour être heureux, sans baser leur bonheur sur notre malheur.

Le monde est fou, mais nous sommes un fou parmi les autres.

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Le monde est fou, Pauline Ester, 1990

lundi 6 juin 2011

C’est dit

Je ne suis pas un fan de Calogero (alors que j’avoue, il a quelques bonnes chansons). Je n’ai jamais été le voir en concert (alors que des amis m’ont dit qu’il était absolument génial en concert). Je n’ai jamais trop fait attention à ces paroles, à la personne et je l’ai vite classé dans les chanteurs pour midinettes.

Ok, voilà, j’assume.

Mais, il y a quelques jours, en discutant avec un ami, on a parlé d’argent. Des avoirs, de la nécessité d’avoir telle voiture ou tel « avoir ». En discutant, on était d’accord sur le fait que, si j’apprécie les belles choses et le matériel, je pourrais aussi m’en passer. Je dirais que quand tout va bien, j’aime les choses et le luxe. Si un jour il faut, je peux me contenter de moins.
Bon, là n’est pas le point de ce post, et n’a pas encore de lien avec le chanteur précité.

Plus loin dans notre conversation, il parle de richesse, et me dit que d’un certain point de vue, je suis riche. Je lui réponds « je suis riche de mes amis ». Cette phrase m’est venue comme cela. Non, je ne dirai pas que je l’ai inventée, non, je ne suis pas philosophe. Elle vient de quelque part, je m’en rends compte. J’ai dû l’entendre ou la lire.
Et lui, de me dire : « comme le dit Calogero ».
Voilà le lien, entre ma conversation et Calogero.

Sans m’en rendre compte, j’ai dans mon subconscient enregistré cette phrase. Et, elle a du faire écho en moi. Et ce satané subconscient en a profité pour la ressortir au bon moment (surtout avec cet ami là… qui n’en rate pas une pour me remettre sur la route ou développer le moindre lapsus).

Depuis, j’ai pensé un peu plus aux amis. Aux vrais. Pas ceux que l’on rencontre pour un été. Pas ceux qui le devienne simplement car on a mis le terme « ami » ou car on travaille tous les jours avec eux… alors… ben tu comprends….
Non, je veux parler des vrais amis. Ceux qui vous acceptent tel que vous êtes. Avec bien sur vos qualités, mais surtout qui ont appris à faire avec vos défauts (je ne dirai jamais qu’ils acceptent les défauts, non, ils ont simplement trouvé le moyen de « faire avec »).
Ces amis qui vous disent bonjour comme si on s’était vu la veille.
Je suis certain que vous comprenez ce que je raconte. Vous avez aussi ce genre d’amis.
Non, non, surtout n’allez pas consulter la liste de vos amis Facebook. Parmi les 427 personnes listées comme amis, je suppose que vos vrais amis y sont. Mais même s’ils n’y sont pas, ils sont dans une liste ô combien plus importante. Une liste que seul notre cœur gère, une liste qui ne compte pas plus de 5, voir au grand maximum 10 personnes.

Voilà, ce sont eux les vrais amis, ces 5 personnes qui vous connaisse. Qui ne juge pas. Qui seront là pour écouter (et être écouté).

Posez-vous la question suivante : j’ai des ennuis, je dois trouver à me loger ce soir, chez qui pourrais-je débarquer avec mon sac, à 20h, pour loger ?
Il n’y aura pas 427 réponses à cette question.

Alors, pour une fois, le titre de mon post n’est pas l’idée principale, mais c’est une phrase de la chanson.

J’en profite aussi pour remercier mes amis, ces quelques personnes qui sont et seront là. Qui ont une pensée pour moi de temps en temps.
Sachez que je pense à vous souvent aussi.

Et surtout, « Je ne suis riche que de mes amis, Mes amis, C'est dit »

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C’est dit, Calogero, 2009