Un an, un an sans écrire. Du moins, sans écrire ici. Mais je n’ai pas été inactif, loin s’en faut.
Est-ce que ne plus rien faire, c’est un peu se laisser aller, mourir ? Je ne sais pas j’avoue.
Je crois que personnellement je suis parti dans un sens inverse, j’en fait énormément, peut-être trop, je ne sais pas juger.
Mais je veux bien avouer qu’il s’agit quelque part d’une fuite.
Encore une fois, je veux bien le dire moi-même et l’entendre, une fuite, mais je ne suis pas capable d’analyser plus loin et de savoir ce que je fuis.
Je me suis lancé avec enthousiasme dans la comédie, m’engageant dans deux troupes pour être sur scène plus souvent. Rien de narcissique là-dedans, juste le plaisir énorme que je retire d’être sur scène.
Je ne peux vraiment pas le décrire différemment que « être à sa place ». Pour les personnes qui connaissent ce sentiment, elles comprendront, pour les autres, il faut imaginer que d’un coup, le ciel s’ouvre, on voit le soleil, les os se réchauffe, l’amour nous envahi, on oublie tout (on pourrait rester des heures sur place) et c’est une évidence qu’on se trouve au bon endroit au bon moment.
Oui, c’est fort, mais c’est ce que je ressens sur scène.
Je continue bien sûr mes cours d’art de la parole avec les cours de déclamation et d’art dramatique (parcours avec apprentissage, examen, cours…).
Je me suis lancé plus sérieusement aussi dans la peinture. Je peins depuis que je suis enfant, avec plus ou moins de régularité (les irrégularités pouvant durer des années). Là, sur peu de temps, je peins pour les autres, je vends et j’expose. C’est une étape cela, c’est aussi se montrer aux autres, mais via le truchement de la toile.
Puisqu’il me restait un peu de temps, ben j’ai commencé des cours de danse. Du Lindy Hop, une forme de swing (proche du Charleston). Voilà peut-être une activité plus intime, plus personnelle, même si au finale on se retrouve à danser dans les soirées, sur piste.
Il y a quand même un lien entre toutes ces activités : le fait de m’exprimer, de me montrer aux autres directement ou via des médiums, de sortir quelque chose de moi qui n’est pas une production immédiate.
Si la journée, je suis payé pour fournir un travail (ou bien je travaille pour être payé ?), quand je peins, c’est d’abord moi qui m’exprime sur la toile, qui mets « à plat » des sentiments, des sensations.
Les toiles sont tellement différentes que j’aille bien ou non, que je peigne la nuit ou le jour. C’est extrêmement personnel. Mais c’est « gratuit » comme acte, je le fais pour moi en premier lieu. Par la suite, si on m’achète une toile ce sera marchand aussi, mais contrairement au travail quotidien, c’est un « plus », cela vient après.
Et si on me commande une toile, cela reste un travail très personnel, juste cadré par la demande du requérant.
Pour la scène, c’est aussi un travail personnel en premier lieu. Ce que les gens voient, bien sûr, c’est le travail fini, quand on est sur scène pour offrir au public la prestation. Mais pour la dizaine de représentations, il y a des mois de travail en amont, et ce travail est souvent un travail sur soi. Il faut trouver son personnage, le comprendre, se l’approprié. Puis travailler le texte avec ou sans accent, avec les défauts du personnage. Puis on met tout cela en mouvement. La représentation est mon gagne-pain, ma récompense pour le travail fourni, mais tout le travail fait avant m’apporte bien plus que cela.
Et la danse, il faut du travail aussi pour pouvoir s’amuser. Quand les pas sont connus, il faut les exercer, des heures, et puis seulement on s’amuse librement sur la piste. Oui, une fois que les pas ne se réfléchissent plus, que les jambes dansent automatiquement, cela devient un véritable plaisir partagé avec sa cavalière sur la piste, en soirée ou lors des cours dans la salle de danse.
Et donc, toutes ces activités complémentaire sont en fait un apport très personnel, une exploration intime qui permet de sortir ce qui ne va pas, d’apprendre sur soi, de changer, de gagner en connaissance, d’être heureux en tombant, de se relever en apprenant, d’évoluer, de vivre.
Pour certain, ils trouveront tout cela dans leur travail, alliant ainsi rémunération en argent avec rémunération personnel.
J’aimerais bien, aussi, un jour en faire mon travail quotidien.
J’aurais voulu être un artiste, je serai un artiste, je veux être un artiste … je suis un artiste.
---
Le Blues du Businessman, Claude Dubois, 1978
jeudi 27 février 2014
mercredi 6 février 2013
Salade de fruits jolie jolie jolie
J’ai la pêche, la banane, la frite, la patate. Et oui, je ne le dis pas souvent, mais parfois quand même, je vais bien. Est-ce le we qui fût bon, est-ce la bonne musique entrainante que j’écoute le matin. Est-ce mon trajet à pied au cœur d’une ville que j’aime. Je ne sais.
Et pourtant, je n’ai dormis que 5h cette nuit, j’ai toujours les problèmes financiers et existentiels aussi.
Mais voilà, j’ai mon compte pour les 5 fruits et légumes du jour.
C’est marrant du coup, de se dire qu’il existe bien des expressions fruitières ou légumières. Puisque l’on peut tomber dans les pommes après avoir fait le poireau. On lit dans une feuille de chou un article à la noix. Mais il ne faut pas me prendre pour une poire, je suis parfois bête comme chou, mais je tire les marrons du feu. Bref, je vais pas vous raconter des salades, les carottes sont cuites, j’ai la tête comme une pastèque avec mes yeux en amandes, sans se prendre le melon.
C’est très imagé tout cela. La banane, ok, on imagine le sourire courbé comme une banane. La frite, je vois moins. Mais qu’importe, c’est moins la forme que le fond. C’est l’envie de s’amuser d’un rien, de trouver que la langue est bien illustrée. De partager cette bonne humeur avec tout le monde. Donner un sourire, et on vous le rendra. Parfois. Mais puisque vous, enfin moi du moins aujourd’hui, vous êtes dans un tel état de bien être, ce n’est pas grave si la personne que vous venez de croiser à la banane renversée. Cela fait sourire encore plus.
Il pleut, ce n’est pas grave, cela arrose les pelouse. Il fait froid, bah cela permet de sortir ce beau manteau acheté en solde.
Le cerveau est une machine bizarre. Quand cela va, tout semble possible, et l’on voit le bon côté des choses. Mais quand il ne tourne pas comme il faut, quand un grain de sable est parvenu à gâcher le réveil, alors là, on ne voit que le négatif, et le fil de la journée fait empirer cet état.
Cela veut dire quoi ? Qu’il faut essayer de se lever du bon pied tous les matins ? Oui ! Qu’il faut écouter un chouette morceau entrainant et pas les dernières nouvelles ? Oui !
Il nous appartient de décider des choses. On n’évitera pas tout, mais au moins on arrêtera de se courir sur le haricot et les choses arriverons avec plus de légèreté.
Reprenons notre vie en main, arrêtons de subir ! d’être pressé comme un citron !
Et ça, c’est la cerise sur le gâteau.
---
Salade de fruits, Bourvil, 1950
samedi 5 janvier 2013
Mundo Loco
Bonne année, bonne santé,....
2013 est arrivé, et j'ai attendu un peu avant de me prononcer. Mais non, finalement rien n'a changé.
Malheureusement les gens que l'on aime sont toujours malade, la situation financière ne s'améliore pas, on enferme toujours des personnes pour leur orientation politique ou sexuelle, on pollue toujours autant la planète.
Malheureusement, on est toujours malheureux car on n'a pas le dernier téléphone à la mode, car il manque toujours la dernière pièce à sa collection, car le voisin à une voiture plus puissante que la notre.
Malheureusement, il reste toujours des personnes qui sont dans la rue alors qu'elles ont vraiment envie de s'en sortir, car on jette toujours des tonnes de nourritures dans des poubelles cadenassées.
Malheureusement, on reste avec toutes ces questions qui commencent par "et si"... oui, "et si je lui avait dit je t'aime quand il était encore temps", "et si je n'avais pas commencé ce cours", "et si j'avais refusé ce projet".
Malheureusement, on ne fera pas plus attention à ce que l'ont achète puisque c'est moins cher, on ne fera pas plus attention à ce que l'on jette puisque cela nous débarrasse.
Le monde est fou, oui, mais il n'en peut rien. Ce sont les gens qui sont dessus qui le sont. Oh je sais que c'est facile aussi de trouver la faute chez l'autre.
Le monde est fou, mais je le suis aussi, et je m’apitoie sur un sort. Au lieu de prendre ma vie en main et de sortir, de sourire à l'autre, d'aider quelqu'un, de décidé qu'à partir de maintenant JE change.
Mais c'est tellement facile de ne rien faire et d'attendre que l'autre va changer. Ça déculpabilise aussi. Je sais, je sais...
2013 est arrivé, et rien n'a changé. Mais tant que je ne changerai pas, rien ne changera. Et ni 2013, 2014 ou 2021 n'y feront rien.
Meilleurs voeux quand même, c'est gratuit, facile et cela ne coûte rien. Le prix d'un sms ou d'une carte peut-être. C'est fait à distance et sans mesure de résultats. Je n'ai pas été trouver toutes les personnes qui m'avait souhaité le bonheur, la santé et l'argent pour 2012, en leur demandant de me rendre des comptes.
Qui sait, peut-être que demain ou le mois prochain, cela ira mieux. Mais si on ne bouge pas personnellement, on ne peut que subir. Si on essaie, on pourra au moins se féliciter d'avoir essayé.
---
Mundo Loco, Boulevard des airs, 2012
2013 est arrivé, et j'ai attendu un peu avant de me prononcer. Mais non, finalement rien n'a changé.
Malheureusement les gens que l'on aime sont toujours malade, la situation financière ne s'améliore pas, on enferme toujours des personnes pour leur orientation politique ou sexuelle, on pollue toujours autant la planète.
Malheureusement, on est toujours malheureux car on n'a pas le dernier téléphone à la mode, car il manque toujours la dernière pièce à sa collection, car le voisin à une voiture plus puissante que la notre.
Malheureusement, il reste toujours des personnes qui sont dans la rue alors qu'elles ont vraiment envie de s'en sortir, car on jette toujours des tonnes de nourritures dans des poubelles cadenassées.
Malheureusement, on reste avec toutes ces questions qui commencent par "et si"... oui, "et si je lui avait dit je t'aime quand il était encore temps", "et si je n'avais pas commencé ce cours", "et si j'avais refusé ce projet".
Malheureusement, on ne fera pas plus attention à ce que l'ont achète puisque c'est moins cher, on ne fera pas plus attention à ce que l'on jette puisque cela nous débarrasse.
Le monde est fou, oui, mais il n'en peut rien. Ce sont les gens qui sont dessus qui le sont. Oh je sais que c'est facile aussi de trouver la faute chez l'autre.
Le monde est fou, mais je le suis aussi, et je m’apitoie sur un sort. Au lieu de prendre ma vie en main et de sortir, de sourire à l'autre, d'aider quelqu'un, de décidé qu'à partir de maintenant JE change.
Mais c'est tellement facile de ne rien faire et d'attendre que l'autre va changer. Ça déculpabilise aussi. Je sais, je sais...
2013 est arrivé, et rien n'a changé. Mais tant que je ne changerai pas, rien ne changera. Et ni 2013, 2014 ou 2021 n'y feront rien.
Meilleurs voeux quand même, c'est gratuit, facile et cela ne coûte rien. Le prix d'un sms ou d'une carte peut-être. C'est fait à distance et sans mesure de résultats. Je n'ai pas été trouver toutes les personnes qui m'avait souhaité le bonheur, la santé et l'argent pour 2012, en leur demandant de me rendre des comptes.
Qui sait, peut-être que demain ou le mois prochain, cela ira mieux. Mais si on ne bouge pas personnellement, on ne peut que subir. Si on essaie, on pourra au moins se féliciter d'avoir essayé.
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Mundo Loco, Boulevard des airs, 2012
dimanche 13 mai 2012
Je marche seul
quoi de plus troublant que de se sentir seul, dans une foule. oui, c'est paradoxal, et pourtant je crois que cela nous est à tous un jour arrivé. moi, ce fut hier. lors de la gay pride, la "belgium pride" comme elle est appelée maintenant, je me suis sentis seul, perdu, différent des autres.
c’est un sentiment un peu étrange je trouve. autant de monde, autant d'animation, et je suis resté là, sur un bout de trottoir, avec la vie qui tournait autour de moi, et moi qui restais fixe.
juste un spectateur qui ne faisait plus partie du groupe.
et, bien sûr, dans ces cas la, les gens autour de vous ne vous voient pas. on devient juste transparent, semblable à un poteau ou une poubelle. on vous évite, quand même, mais il n'y a pas un regard, une attention.
ce qui accentue encore plus ce sentiment, c'est qu'en regardant autour de moi, j'avais l'impression d'être vraiment le seul dans cet état la. tout le monde était accompagné, en couple ou en bande, riait, chantais avec le podium. mais personne n'était comme moi, fixe, en train de regarder le monde sans en faire partie.
il ne faut pas spécialement une foule de manifestation ou excessive pour que cela arrive. on peut aussi devenir spectateur de la vie, au bureau, dans la rue, au restaurant. le monde ne s’arrête pas du tout, il tourne simplement sans vous.
est-ce bien, est-ce mal ? je ne sais vraiment pas le dire. ce n’est pas triste en tous cas.
deux choses m'ont sortie de cet état, le retour à une réalité et une vie sociale par la réception d'un sms. ce qui m'a permis de converser avec un ami, et de lui dire qu'il me manquait. et puis, de revoir un visage du passé, à quelques mètres de là.
une fois sortit de ma torpeur, j'ai été le retrouver, et cela m'a remis dans la vie, dans le monde, actif parmi la foule.
---
Je marche seul, Jean-Jacques Goldman, 1985
c’est un sentiment un peu étrange je trouve. autant de monde, autant d'animation, et je suis resté là, sur un bout de trottoir, avec la vie qui tournait autour de moi, et moi qui restais fixe.
juste un spectateur qui ne faisait plus partie du groupe.
et, bien sûr, dans ces cas la, les gens autour de vous ne vous voient pas. on devient juste transparent, semblable à un poteau ou une poubelle. on vous évite, quand même, mais il n'y a pas un regard, une attention.
ce qui accentue encore plus ce sentiment, c'est qu'en regardant autour de moi, j'avais l'impression d'être vraiment le seul dans cet état la. tout le monde était accompagné, en couple ou en bande, riait, chantais avec le podium. mais personne n'était comme moi, fixe, en train de regarder le monde sans en faire partie.
il ne faut pas spécialement une foule de manifestation ou excessive pour que cela arrive. on peut aussi devenir spectateur de la vie, au bureau, dans la rue, au restaurant. le monde ne s’arrête pas du tout, il tourne simplement sans vous.
est-ce bien, est-ce mal ? je ne sais vraiment pas le dire. ce n’est pas triste en tous cas.
deux choses m'ont sortie de cet état, le retour à une réalité et une vie sociale par la réception d'un sms. ce qui m'a permis de converser avec un ami, et de lui dire qu'il me manquait. et puis, de revoir un visage du passé, à quelques mètres de là.
une fois sortit de ma torpeur, j'ai été le retrouver, et cela m'a remis dans la vie, dans le monde, actif parmi la foule.
---
Je marche seul, Jean-Jacques Goldman, 1985
jeudi 19 avril 2012
Les jours où rien ne va
Je l'ai déjà dit et écrit, mais certain jour sont moins côtés que d'autres. Si demain est un autre jour et que cela ira mieux, il faut bien quand même vivre le jour présent. Même s'il y a des jours ou rien ne vas.
Ho, rien de très grave, j'espère. Des choses ennuyantes, des incertitudes, mais le tout qui pousse sur un terreau malade.
J'ai mal de gorge, le nez qui coule, la tête qui résonne et les oreilles bouchées. Je suis servi, merci, n'en rajoutez plus. Et malheureusement, sur cet état un peu lamentable, m'arrive des nouvelles variées qui ne sont pas trop géniales.
Alors oui, j'aurais préféré rester dans le fond de mon lit, et attendre simplement que le monde aille mieux, et moi de même.
J'ai envie de parler, de me confier, mais parfois je pense aussi que je casse un peu les oreilles des amis.
Alors, voilà, je reste avec mes mots sans exprimer mes maux, et inversement. Et ce n'est pas vraiment bon. Car, sans désamorcer les choses, cela devient des armes qui peuvent faire du mal.
Parler permet toujours de désamorcer les choses. Il n'est pas facile de parler. C'est tout comme être vrai, peu de gens y arrive, et ils sont souvent mal vu pour leur franchise. Alors que si tout le monde se parlait vrai, moins de maux grandiraient dans les coeurs.
Voilà encore de belles paroles, mais qui ne m'aide pas. Aller, si, un peu. Vider mon coeur par l'intermédiaire des doigts et le truchement du clavier permet de relativiser et coucher les choses.
Je vais quand même reprendre mes médications, et me soigner. Si l'être ne va pas, l'esprit non plus.
---
Les jours où rien ne va, Christophe, 1973
mercredi 4 avril 2012
La quête
L’amour, l’amitié, le copinage et le libertinage.
Que choisir, pour autant que l’on ait le choix. Je me pose pas mal de question pour le moment.
Déjà, qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi a-t-on ce besoin de trouver l’autre ?
Et être célibataire, n’est-ce une option ? Entouré d’amis ; les uns que l’on fréquente sur une terrasse, les autres dans leurs lits. Oh oui bon, ça va, la morale bien-pensante, allez vous rhabiller. On n’est pas une trainée car on a plusieurs aventures.
Et puis la vie privée ne regarde que nous. Même si je l’admets, elle est de plus en plus étalée. Que ce soit ici, bien sûr, ou sur Facebook.
Mais revenons à nos amours.
Dans une optique hétérosexuelle, les couples se forment pour la reproduction.
Et oui, c’est bêtement animal, et chimique. Trouver l’autre partenaire pour que les enfants soient forts et résistant. Ha, ça casse un peu le mythe hein !
Mais alors, si on transpose cela en mode homosexuel, ça donne quoi ? On n’est pas vraiment là pour la reproduction, mais uniquement pour le plaisir et le partage.
Donc, est-ce encore chimique ? je crois que oui, puisque l’on peut aussi « tomber en amour ».
Et si, on pouvait être amoureux de plusieurs personnes à la fois. Pourquoi pas ? Ah ben non, car dans ce cas-là, c’est la jalousie qui pointe son petit bout de nez.
Et oui, moi je veux bien aimer deux personnes, mais je ne vais pas spécialement apprécier qu’elles aiment d’autres personnes. Je sais, c’est injustifié et trop injuste !
Mais pourquoi cette quête de l’amour, cette inaccessible étoile ? L’être humain est grégaire, ok, mais est-il fait pour être en couple ? Et si oui, l’est-il pour la vie ? Ou bien devrait-on instaurer des CDD aussi en amour ?
Tout cela me travaille en ce moment, je l’avoue, et j’en fais part.
Même si c’est ma vie privée.
---
La quête, Jacques Brel, 1968
Que choisir, pour autant que l’on ait le choix. Je me pose pas mal de question pour le moment.
Déjà, qu’est-ce que l’amour ? Pourquoi a-t-on ce besoin de trouver l’autre ?
Et être célibataire, n’est-ce une option ? Entouré d’amis ; les uns que l’on fréquente sur une terrasse, les autres dans leurs lits. Oh oui bon, ça va, la morale bien-pensante, allez vous rhabiller. On n’est pas une trainée car on a plusieurs aventures.
Et puis la vie privée ne regarde que nous. Même si je l’admets, elle est de plus en plus étalée. Que ce soit ici, bien sûr, ou sur Facebook.
Mais revenons à nos amours.
Dans une optique hétérosexuelle, les couples se forment pour la reproduction.
Et oui, c’est bêtement animal, et chimique. Trouver l’autre partenaire pour que les enfants soient forts et résistant. Ha, ça casse un peu le mythe hein !
Mais alors, si on transpose cela en mode homosexuel, ça donne quoi ? On n’est pas vraiment là pour la reproduction, mais uniquement pour le plaisir et le partage.
Donc, est-ce encore chimique ? je crois que oui, puisque l’on peut aussi « tomber en amour ».
Et si, on pouvait être amoureux de plusieurs personnes à la fois. Pourquoi pas ? Ah ben non, car dans ce cas-là, c’est la jalousie qui pointe son petit bout de nez.
Et oui, moi je veux bien aimer deux personnes, mais je ne vais pas spécialement apprécier qu’elles aiment d’autres personnes. Je sais, c’est injustifié et trop injuste !
Mais pourquoi cette quête de l’amour, cette inaccessible étoile ? L’être humain est grégaire, ok, mais est-il fait pour être en couple ? Et si oui, l’est-il pour la vie ? Ou bien devrait-on instaurer des CDD aussi en amour ?
Tout cela me travaille en ce moment, je l’avoue, et j’en fais part.
Même si c’est ma vie privée.
---
La quête, Jacques Brel, 1968
mardi 10 janvier 2012
Le géant Beaupré
Connaissez-vous l'histoire du géant Beaupré ? Pardon, l'histoire d'Édouard Beaupré, né en 1881 et mort à 23 ans ? Il me fait furieusement penser à la téléréalité. Vouloir à tout prix, montrer et s'exposer.
La particularité d'Edouard est qu'il n'était pas conscient de cela, puisqu'il fut montré, nu, pendant plus de 80 ans. La raison : il mesurait 2m50. À sa mort, il fut momifié, et puis exposé, dans une université, comme un monstre de foire. Surnommé le géant Beaupré, il est connu au Canada. En 1990, sa famille obtint de récupérer le corps, de l'incinérer et de lui offrir une sépulture décente.
Mais quand je regarde la télé réalité, et les déboires liés, cela me fait penser à cette histoire. On ferait tout pour passe à la tv. Pour avoir ses 15 minutes de gloires, comme l'avait prédit Andy Warhol. Une fois cette gloire atteinte, par divers procédé, on est enivré, drogué, et vite l'état de manque arrive. Alors, on apparaît dans la presse dite people, on fait le buzz, on fait tout et n'importe quoi pour que son nom, sa photo apparaisse encore. Et surtout, que dans la rue une reconnaissance soit encore présente.
Puis, quand même la drogue, la déchéance ne font plus vendre, pour certain ne reste que le suicide. Et là, pendant 1, parfois 2 jours, on a à nouveau un article dans un journal, voir une photo.
C'est bien triste, mais comme toute substance addictive, la notoriété est néfaste. Si certain participant de la téléréalité ont vécu cela pendant des jours ou des semaines, à mon humble niveau, j'ai eu ma seconde de gloire, passant aussi à la tv. Et je comprends le ressenti de ces personne. Être interpelé par un inconnu et qu'il vous parle car il vous a vu, cela a un côté piquant, troublant et presque excitant. Comme une ligne de coke, elle fait du bien sur le moment, mais fait vite appel à une seconde.
Edouard, lui, n'avait rien demandé, et aurait sans doute voulu vivre une vie normale, de début de siècle. Mais il passa presque tout le 20ème derrière une vitre. Non pas de l'écran de tv, mais celle d'une vitrine.
La notoriété est futile.
---
Le géant Beaupré, Beau Dommage, 1974
La particularité d'Edouard est qu'il n'était pas conscient de cela, puisqu'il fut montré, nu, pendant plus de 80 ans. La raison : il mesurait 2m50. À sa mort, il fut momifié, et puis exposé, dans une université, comme un monstre de foire. Surnommé le géant Beaupré, il est connu au Canada. En 1990, sa famille obtint de récupérer le corps, de l'incinérer et de lui offrir une sépulture décente.
Mais quand je regarde la télé réalité, et les déboires liés, cela me fait penser à cette histoire. On ferait tout pour passe à la tv. Pour avoir ses 15 minutes de gloires, comme l'avait prédit Andy Warhol. Une fois cette gloire atteinte, par divers procédé, on est enivré, drogué, et vite l'état de manque arrive. Alors, on apparaît dans la presse dite people, on fait le buzz, on fait tout et n'importe quoi pour que son nom, sa photo apparaisse encore. Et surtout, que dans la rue une reconnaissance soit encore présente.
Puis, quand même la drogue, la déchéance ne font plus vendre, pour certain ne reste que le suicide. Et là, pendant 1, parfois 2 jours, on a à nouveau un article dans un journal, voir une photo.
C'est bien triste, mais comme toute substance addictive, la notoriété est néfaste. Si certain participant de la téléréalité ont vécu cela pendant des jours ou des semaines, à mon humble niveau, j'ai eu ma seconde de gloire, passant aussi à la tv. Et je comprends le ressenti de ces personne. Être interpelé par un inconnu et qu'il vous parle car il vous a vu, cela a un côté piquant, troublant et presque excitant. Comme une ligne de coke, elle fait du bien sur le moment, mais fait vite appel à une seconde.
Edouard, lui, n'avait rien demandé, et aurait sans doute voulu vivre une vie normale, de début de siècle. Mais il passa presque tout le 20ème derrière une vitre. Non pas de l'écran de tv, mais celle d'une vitrine.
La notoriété est futile.
---
Le géant Beaupré, Beau Dommage, 1974
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